Bio

Le premier magasin bio 100% vrac en test à Paris

2015-11-06T07:06:00+02:0006.11.2015, mis à jour le 06.11.2015,


imprimer

C’est la coopérative Biocoop qui est à l’initiative de ce concept, épaulée par la ville de Paris. Ephémère, ce point de vente du 10e arrondissement créé en marge de la Cop21 fermera ses portes le 30 décembre 2015. Découverte.

Biocoop 21, Paris
Crédits photo : Biocoop
Plus de 250 références de produits sont disponibles dans ce Biocoop éphémère de 65 m².

Un espace réduit de 65 mètres carrés, des allées de produits secs disponibles en libre-service dans des bocaux, mais aussi du vrac liquide comme du vin, des huiles et même du miel : ce magasin éphémère situé rue du Château-d’Eau diffère sensiblement d’un Biocoop classique.


Gilles Baucher, Biocoop
Crédits photo : Biocoop
Gilles Baucher, directeur du développement de Biocoop.

Objectif : réduire les emballages

Ce point de vente n’a pas ouvert ses portes par hasard ou pour surfer sur un effet de mode. Baptisé Biocoop 21, il s’inscrit dans le cadre de la Cop21 organisée en décembre à Paris. Parmi les sujets qui seront abordés par les 195 chefs d’Etat et de gouvernement lors de cette réunion mondiale : le réchauffement climatique, l’assainissement des eaux et… la réduction du nombre d’emballages. C’est sur ce point précis que la Semaest, organe de la ville de Paris œuvrant pour favoriser le commerce de proximité, a contacté Biocoop pour lui parler de son projet d’ouvrir un magasin éphémère visant à limiter les déchets des Parisiens – environ 3 000 tonnes par jour, selon la Mairie. Pendant plusieurs semaines, la tête de réseau s’est penchée sur le projet et décidé de proposer une boutique 100 % vrac, bio et autant que faire se peut, locale.

Le résultat a été dévoilé au public le 4 novembre. Ici, tout est vrac, zéro emballage et, de facto, zéro déchet. C’est aux clients d’apporter leurs propres contenants – qui doivent respecter les normes européennes requises. Mais la coopérative a pensé à tout : s’ils n’en ont pas, plusieurs alternatives leur sont proposées sur place. Un « bar à bocaux » situé au cœur de la boutique vend deux types de contenants de tailles différentes, personnalisables par le client, mais aussi des « algobols » fabriqués à partir d’algues et des pochons en coton biodégradable.


Patrick Marguerie, Biocoop
Crédits photo : Biocoop
Patrick Marguerie, directeur communication.

Test avant (possible) déploiement

Biocoop 21 est le premier point de vente de ce type en France. Pour l’enseigne, aussi, c’est une première : « Nous proposons du vrac depuis nos débuts et, aujourd’hui, nos 370 magasins en vendent », explique Gilles Baucher, directeur du développement. « Mais ici, tout est en vrac : il y a plus de 250 références différentes, contre 100 à 200 dans un Biocoop classique ! C’est différent, tout en collant à nos principes ». Impossible pour le réseau d’estimer les retombées de cette opération pour l’instant. « Il s’agit d’une expérimentation », précise Patrick Marguerie, directeur de la communication de Biocoop. « Si on s’aperçoit qu’il existe une réelle appétence pour ce format, alors nous réfléchirons à le déployer à plus grande échelle. Nous pouvons aussi simplement garder ce qui fonctionne et l’incorporer dans nos magasins existants, sans pour autant reproduire le concept dans son intégralité », souligne-t-il. Réponse le 30 décembre.

Biocoop en quelques chiffres

- Année de création : 1986, à l’initiative d’associations de consommateurs
- Nombre de magasins : 370
- Chiffre d’affaires 2014 : 657 millions d’euros, en croissance de 13,4 % par rapport à 2013
- Rythme annuel d’ouverture : entre 15 et 20 nouveaux points de vente

Jennifer Matas

Abonnement au magazine Linéaires