Fêtes de fin d’année : le branle-bas de combat des chocolatiers

2013-12-16T06:00:00+02:0016.12.2013, 


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Chaque année, les fêtes de Noël rapportent plus de 30 % du chiffre d’affaires annuel des chocolatiers. Une période charnière, qui nécessite beaucoup de préparation et un plan d’attaque rôdé.


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Un tiers du chiffre d'affaires annuel des chocolatiers est réalisé au moment des fêtes de Noël.

« Dès la mi-novembre, il faut commencer les préparatifs », explique Christophe Raulet, multi-franchisé Roland Réauté à Rennes (35). Comme chaque année, les chocolatiers connaîtront un rythme intensif jusque début janvier. Une condition inhérente à leur secteur d’activité, puisque le pic des ventes de chocolats se produit à Noël. Pour ces commerçants, l’enjeu est grand, comme le résume Giovanni Boutémy, franchisé Jeff de Bruges à Caen (14) : « Pour nous, chocolatiers, les fêtes de fin d’année représentent entre 30 et 35 % de notre chiffre d’affaires annuel. C’est énorme, nous n’avons pas le droit à l’erreur. »

Un programme à suivre à la lettre

Six semaines avant la date fatidique du 24 décembre, les préparatifs commencent. Pour les chocolatiers membres d’un réseau, il est d’usage de suivre semaine par semaine les indications fournies par la tête de réseau jusqu’au jour J. Décoration des étals, du nombre de produits disponibles à la vente, le magasin revêt son habit de Noël étape par étape. Ce qui est plutôt du goût des franchisés, à l’instar de Giovanni Boutémy, de Jeff de Bruges : « Débordé, un indépendant peut rapidement avoir la tête dans le guidon à cette période. L’avantage du réseau, c’est qu’il y a un planning. Si nous le suivons à la lettre, nous serons prêts. »

Avec l’expérience, le processus est parfaitement intégré par les franchisés, qui abordent plus sereinement cette période charnière : « Plus les années passent, plus nous gagnons en efficacité », confie Giovanni Boutémy.


Un point de vente transformé

Entre la décoration des vitrines, la mise en avant des produits de la collection de Noël et le retrait de certains produits standards, c’est toute la chocolaterie qui s’en trouve transformée. « Chez Roland Réauté, à chaque Noël correspond une thématique particulière, qui nous est présentée lors de la convention annuelle en septembre, explique Christophe Raulet. Cela nous guide pour qu’au niveau national, l’ensemble des boutiques du réseau se ressemblent. » Les franchisés De Neuville, en revanche, sont davantage libres dans la décoration du point de vente pour les fêtes, comme le précise Sébastien Detrée, franchisé à Paris (75) : « Cette année, j’ai demandé à titre personnel à une fleuriste de décorer l’extérieur du magasin. »


Un rythme soutenu

Comme chaque année, les fêtes de fin d’années signifient une hausse du trafic en magasin dès mi-novembre, avec un pic les deux dernières semaines avant Noël. « Du 10 au 24 décembre, c’est un rythme de folie !» témoigne Christophe Raulet. « D’où l’importance d’être prêts à l’avance : pour nous consacrer exclusivement à la vente en magasin les derniers jours avant Noël », ajoute Sébastien Detrée. En plus d’ouvrir les derniers dimanche avant Noël, les chocolatiers augmentent leur temps d’ouverture magasin et recrutent du personnel supplémentaire pour pouvoir faire face à l'augmentation du nombre de clients.

A chaque Noël, l’affluence dans les chocolateries se prolonge jusque début janvier puis retombe jusqu’à Pâques. Là, les chocolatiers devront à nouveau se préparer à un pic d’activité, « qui représente près de 20 % du chiffre d’affaires annuel », selon Giovanni Boutémy, sur une semaine.

Jennifer Matas

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