Portrait de franchisée

De salariée à franchisée, une coiffeuse fidèle à son enseigne

2011-01-24T14:44:00+02:0024.01.2011, 


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Après 19 ans de salariat dans le groupe Michel Dervyn, Anna Palmieri a décidé d’ouvrir, l’an dernier, son propre salon. Rodée au concept et au fonctionnement du réseau, la toute nouvelle franchisée a repris une deuxième unité dans la foulée.


Crédits photo : DR
Anna Palmieri, franchisée Michel Dervyn.

Derrière la vitrine du salon Shampoo du centre commercial Auchan de Leers (Nord), Anna Palmieri virevolte de client en client. « Ici on rend des gens heureux tous les jours », se réjouit la patronne. Ce plaisir du travail de terrain, la coiffeuse le garde intact depuis son entrée dans le groupe Michel Dervyn, en tant que simple employée, en 1991. Cette année-là, elle joue des ciseaux à Tourcoing. Cinq ans plus tard, elle accède à un poste de manager à Lille. Parallèlement, elle suit des formations internes qui lui permettent de grimper les échelons pour devenir district manager puis, en 2007, animatrice réseau. « Je supervisais 46 salons de la région Nord-Pas-de-Calais, raconte Anna Palmieri. Je veillais à la bonne application du concept, apportais des conseils de gestion et de management aux franchisés. »


Deux salons ouverts en six mois

A force de contribuer au succès des autres, l’envie lui vient de se lancer, à son tour, dans l’entrepreneuriat. Elle a tous les leviers pour réussir : une excellente connaissance de l'enseigne, de la gestion d'un salon et la confiance de la tête de réseau. En mai 2010, Anna Palmeri ouvre un établissement dans la rue commerçante de Lys-lez-Lannoy (Nord). Présente tous les jours, du matin au soir, elle monte une équipe qu’elle veut rapidement autonome. Car la franchisée mène un deuxième projet en parallèle : elle a appris que le salon de Leers est à reprendre. « Monter deux établissements en 6 mois n’est pas facile sur le plan financier, reconnaît-elle. Il faut se bagarrer, prendre des risques. » Mais elle tient à racheter cette affaire car elle y a occupé un poste de manager et connaît parfaitement l’équipe, le site et la zone de chalandise. « En achetant ce salon qui réalise 400 000 euros de chiffres d’affaires, en plein cœur du centre commercial, je suis entrée dans la cour des grands. »


Depuis le 15 novembre 2010, elle navigue entre les deux unités, distantes de quelques minutes en voiture. Elle ne passe plus une journée sans faire une coupe. « Je suis coiffeuse avant tout, rappelle-t-elle. Mon ambition est aussi de faire grandir mes équipes. Ma plus belle réussite serait de leur donner envie de s’installer. » Et la chef d’entreprise ne cache pas son souhait d’ouvrir un troisième salon.