Portrait

Arnaud Mermin, gérant de la première boutique Ozencia, a les bijoux dans le sang

2013-08-01T02:00:00+02:0001.08.2013, 


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Issu d’une lignée de bijoutiers, Arnaud Mermin a ouvert le premier magasin Ozencia à Bordeaux (33) en mai 2012. Après une parenthèse dans le monde bancaire, le jeune entrepreneur a renoué avec ses racines familiales en rejoignant le groupement Synalia.

Boutique Ozencia à Bordeaux
Crédits photo : Synalia/Ozencia
L'intérieur de la boutique Ozencia à Bordeaux (33)

Pour Arnaud Mermin, la bijouterie est une histoire de famille. Sa mère, son beau-père, son grand-père, l’un de ses oncles… Tous sont ou ont été gérants d’une boutique de bijoux et montres. Pourtant, le jeune homme ne suit pas immédiatement cette voie. Après avoir obtenu un master en finance, il intègre le monde bancaire. « Je m’occupais de tout ce qui concernait la relation avec la banque pour les petites entreprises et les artisans », précise-t-il.

A 30 ans, il retourne vers ses racines

C’est seulement la trentaine passée que l’envie lui vient de rejoindre le business familial. « Pendant plus d’un an, j’ai fait le tour des bijouteries familiales et des amis de la famille, se rappelle Arnaud Mermin. Je passais un à deux mois dans chaque établissement, selon les besoins. Cela m’a permis de me former et de découvrir différentes gammes. » Il rencontre alors une bijoutière bordelaise qui lui cède son magasin. A quelques mois de la retraite, celle-ci, qui devait convertir son magasin au concept Ozencia, abandonne finalement le projet. Arnaud Mermin y voit une belle opportunité et prend la relève.


Ozencia, un projet encore balbutiant

A l’époque, le projet en est pourtant à ses balbutiements. Développé par le groupement Synalia, qui compte 440 bijouteries en France, Ozencia est une marque caractérisée par un certain nombre d’innovations telles qu’un bar à bijoux, un salon des alliances et une cabine d’essayage. Arnaud Mermin s’apprête alors à ouvrir le premier magasin développé à ce concept en France. « Je n’avais jamais fait de travaux !, se rappelle l’entrepreneur. Nous avons liquidé l’ancienne boutique et fermé 2 ou 3 mois, puis réouvert au nouveau concept. »


Le groupement, une aide précieuse

Le réaménagement de sa boutique, située dans une rue piétonne et classée « Bâtiment de France », n’est cependant pas facile à mener. « Heureusement, le projet a été piloté en grande partie par le groupement. Quand j’ai repris le projet, Synalia travaillait dessus depuis 6 mois déjà. Architecte, plans du local : les décisions ont été collégiales mais les propositions venaient en grande partie de Synalia », explique Arnaud Mermin.

Un peu plus d’un an après son ouverture en mai 2012, l’entrepreneur ne regrette en rien son changement de carrière. « J’ai moins de vacances et je fais plus d’heures, explique-t-il. Mais les contraintes sont beaucoup plus faciles à supporter quand on travaille pour soi. »

Créer une entreprise : les spécificités de la bijouterie

Dans le secteur de la bijouterie, quel est l’intérêt de créer son entreprise avec l’aide d’un réseau ? Arnaud Mermin explique : « Aujourd’hui, ouvrir une bijouterie seul est compliqué, même pour moi qui connais de nombreux bijoutiers. La plus grande difficulté réside dans la gestion du stock, car celui-ci représente des montants importants. Faire partie d’un réseau permet aussi de se faire plus facilement référencer auprès des fournisseurs. C’est important parce que les clients recherchent certaines marques, pour les montres en particulier. De plus, dans mon cas, Synalia paie directement mes fournisseurs, puis je rembourse l’intégralité de mes commandes en un seul chèque. Le fournisseur est rassuré parce qu’il a confiance en un grand groupe, et je bénéficie de mon côté d’un gain de temps et d’une gestion comptable facilitée. »

Camille Prigent