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Entreprendre dans l’immobilier : et pourquoi pas en coopérative ?

2017-10-11T09:01:00+02:0011.10.2017, 


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Alors que le marché de l’immobilier ne cesse de progresser, l’envie de rejoindre un grand réseau national pour se lancer taraude de plus en plus de porteurs de projet. Parmi le choix qui s’offre à eux, des réseaux de franchise, mais aussi des groupements. Les conseils de Brice Cardi, PDG de L’ADRESSE.

Réseau immobilier coopératif
Crédits photo : WHYFRAME / Shutterstock.com

Faire partie d’un réseau coopératif sur le marché de l’immobilier n’est pas toujours un prérequis pour les professionnels du secteur. De par ses particularités, le sujet vaut pourtant la peine d’être mis sur la table.

Humanisme et performance

La vocation première d’un réseau coopératif est de mettre le client au centre de ses préoccupations. Un réseau de ce type place les bénéfices au second plan. Toutes les redevances sont redistribuées sous formes de services, permettant ainsi des prestations et des outils performants.

Autre règle d’or : un réseau coopératif ne peut se faire racheter par un groupe ou par des investisseurs. Il appartient aux sociétaires qui prennent part activement à la vie du réseau et sont seuls décisionnaires des changements à appliquer. Cela implique une certaine forme de liberté, un respect mutuel et une confiance en ses pairs : une véritable aventure humaine en somme, que ce soit en aval pour le client ou en amont pour la prise de décision, en mutualisant services et outils, et en offrant la garantie aux sociétaires et agents d’avoir la meilleure offre de service au meilleur coût, au service de la performance.

Enfin, un réseau coopératif permet un fonctionnement « agile », avec des collaborateurs qui constituent les meilleurs ambassadeurs de leur réseau. Bref, un cercle vertueux de l’immobilier.


Des services à valeur ajoutée

Les services annexes d’un réseau coopératif vont donc au-delà de la simple transaction immobilière. Être organisé en coopérative permet de mettre en place des services revendus à prix coûtant sans aucune marge, car cette structure n’oblige pas à faire de bénéfices et favorise la création de synergies. Pouvoir apporter toujours plus de services au client permet de s’inscrire dans une démarche permanente d’accompagnement post-résultat et de fidélisation.


Le digital, un enjeu de taille

Comme de nombreux pans de l’économie, l’immobilier a été profondément bouleversé par l’arrivée du numérique. Aujourd’hui plus que jamais, le digital est une composante à prendre en considération, dans une dynamique d’évolution des usages et des attentes des clients. Il est primordial de pouvoir développer des outils pointus et innovants à destination de ceux-ci et des prospects. L’organisation en coopérative rend plus faciles la création et la mise en place de tels outils, simplifiant ainsi considérablement le quotidien des sociétaires et de leurs collaborateurs. Ce sont par exemple la diffusion des annonces sur un grand nombre de portails immobiliers ou encore le développement de partenariats avec des professionnels de l’image (photographes, home staging, visites virtuelles, etc.). Autant de nouveaux atouts à mettre dans la manche d’un agent immobilier pour faire la différence sur un marché fortement digitalisé et concurrentiel.

Ce texte est publié sous la responsabilité de son auteur. Son contenu n’engage en aucun cas la rédaction des Echos de la franchise.

Brice Cardi, PDG L'ADRESSE
Crédits photo : Droits réservés
Brice Cardi, PDG du réseau L'ADRESSE.

L’auteur

Sorti en 1995 de L'École Supérieure des Professions Immobilières (ESPI), Brice Cardi intègre un
cabinet d’administration de biens dans les Hauts-de-Seine, dont il devient responsable du service
gestion/location. En 1998,il quitte l’entreprise pour créer sa propre structure à l’âge de 23 ans. En 2001,il achète un cabinet d'administration de biens à Saint-Maur-des-Fossés dans le Val-de-Marne. Après avoir intégré L'ADRESSE en 2007, Brice Cardi accède à la tête du réseau national coopératif d'agences immobilières en juillet 2013. En 6 ans, Brice Cardi a doté son groupe de cinq nouvelles succursales en Ile-de-France : dans les Hauts-de-Seine, la Seine-Saint-Denis, le Val-de-Marne, Paris et Évreux. En janvier 2015, Brice Cardi est entré au conseil d’administration de L’AMEPI : une nouvelle fonction qu’il compte mettre à profit pour faire entendre sa voix et faire bouger les lignes de l’immobilier.

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