Jardin : un marché qui s’essouffle selon une étude du XERFI-PRECEPTA

2011-07-08T14:26:00+02:00

08.07.2011, 


imprimer

Intitulée « Le marché du jardin : quelles stratégies de croissance dans un marché mature ?», l'étude publiée par le cabinet d'analyse Xerfi-Precepta montre un certain essoufflement du secteur. En effet, après une belle croissance en 2010 (7,3 milliards d'euros de chiffre d'affaires), portée par le développement de pratiques ludiques, comme la culture de potagers et l'évolution de la conception du jardin devenu « la 5ème pièce à vivre », le secteur ralentit.

Ainsi, les experts de Xerfi-Precepta estiment que le marché du jardin progressera de 2 % en 2011 puis de 1,5 % en 2012 pour atteindre 7,5 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Si l'essoufflement du marché est général, les différents circuits de distribution sont confrontés à des problématiques spécifiques : leader du marché, les GSB (grandes surfaces de bricolage) doivent, pour asseoir encore davantage leur domination, jouer la carte de l'achat plaisir en investissant dans le merchandising de leur offre. Leur positionnement prix bas ne suffisant plus, les GSA (grandes surfaces alimentaires) doivent accorder davantage d'importance à la théâtralisation de l'offre ou encore aux services aux clients. Les jardineries qui ont développé la dimension hédoniste de leurs magasins, incitant ainsi à l'achat coup de cœur, doivent stimuler leur compétitivité en s'inspirant des GSB pour se présenter comme des « apporteurs de solution ». Enfin, la montée en puissance de la notion de proximité est une opportunité pour les libres-services agricoles. Le concept renvoie tout autant à la proximité physique avec le distributeur (maillage territorial fin, implantation en zones rurales…), qu'à la proximité affinitaire (consommation engagée) ou à la proximité de l'offre (produits régionaux, du terroir…).

Par ailleurs, les spécialistes du secteur doivent réagir rapidement pour dynamiser leur offre selon le Xerfi-Precepta. Ainsi, quatre grandes options stratégiques s'offrent à eux : jouer sur l'effet volume, notamment en se diversifiant, se lancer dans le discount ou le hard discount, cultiver/entretenir une identité forte et jouer la carte du pluricanal.
 

Dernières actualités