Système U, Greenexte et Iri révèlent sur l’impact carbone des courses alimentaires

2010-04-05T10:13:00+02:00

05.04.2010, 


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Alors que s’ouvre la Semaine du développement durable, fortement centrée sur les modes de consommation durable, Système U, IRI et Greenexte (start-up française fournisseur de données sur l’impact environnemental des produits de grande consommation) présentent les résultats d’une étude inédite réalisée en ce début d’année 2010.


Ces trois partenaires ont réuni leurs connaissances et savoir-faire pour estimer l’impact carbone des courses alimentaires des foyers français et les économies de CO2 qui pourraient être obtenues entre des « choix mini et maxi carbone » du consommateur :

A l’année, un foyer achète 990 kg de produits alimentaires qui représentent 1480 kg équivalent CO2. A la semaine, c’est donc 19 kg de courses alimentaires pour 28 kg équivalent CO2.
On constate un écart pouvant aller jusqu’à 24% entre l’impact carbone d’une liste de courses « mini carbone » et son équivalent « maxi carbone », pour des produits d’usage similaire.
A titre de comparaison, 1 480 kg équivalent CO2 représentent 10 571 km parcourus en voiture (moyenne des émissions de CO2 au km des voitures vendues en 2008 en France - source ADEME).

Pour Serge Papin, Président du groupement Système U, « l’évolution de notre société à travers son rapport à la consommation est notre préoccupation quotidienne, à nous commerçants. Je suis convaincu que nous sommes en train d’assister dans ce domaine à un changement d’époque. Il faut être réaliste, les transformations qui s’opèrent vont, quelles que soient nos convictions, s’imposer à nous. Autant s’y intéresser maintenant pour mieux les anticiper et s’y adapter. »


Quelques pistes pour agir et réduire l’impact carbone de sa consommation

Le transport d’un produit peut représenter jusqu’à 85 % de son impact carbone total. C’est le cas, par exemple des poires consommées en France hors saison et produites dans l’hémisphère sud. A l’inverse, si nous décidons de consommer ce fruit en saison et produit en France, l’impact de son transport peut être considérablement réduit (à 10 % de l’impact carbone total dans le cas de la poire). S’informer sur la provenance des produits, privilégier les produits locaux de saison permet de réduire l’impact de notre consommation en réduisant le poste transport.
L’emballage du produit peut lui aussi avoir un impact plus ou moins important sur l’environnement. Eviter le suremballage permet de réduire mécaniquement cet impact. De même, certains produits peuvent être réapprovisionnés grâce à des recharges adéquates. Enfin, tout en tenant compte de sa consommation personnelle et des dates de péremption, privilégier les grands conditionnements est un moyen de générer moins de déchets et donc de limiter l’impact des emballages sur l’environnement.
La production des ingrédients peut constituer jusqu’à 80% de l’impact carbone d’un produit sur la totalité de son cycle de vie. C’est par exemple le cas de certaines cultures de riz. Le choix d’ingrédients plutôt que d’autres, quand c’est possible, peut permettre de réduire significativement l’impact de sa consommation.
Par exemple, des céréales pour le petit déjeuner à base de blé ont un impact carbone trois fois moins élevé que des céréales à base de riz

 

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