Enquête : un actif sur deux prêt à quitter son entreprise une fois la croissance revenue

2009-11-03T18:12:00+02:00

03.11.2009, 


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SHL France, partie intégrante du groupe SHL, est spécialisé dans les solutions d'évaluation en ligne et en développement psychométriques. L’organisme vient de publier les résultats d’une enquête en partenariat avec Top Management France, annuaire des dirigeants français et Net-Iris, portail d’informations juridiques.
Les données révèlent qu’une majorité des employés et cadres intermédiaires font le métier qu’ils ont souhaité et se déclarent épanouis au travail. 50 % des personnes interrogées par Net-Iris affirment pratiquer « complètement » (20 %) ou « pratiquement » (30 %) le métier de leurs attentes.
Parmi les employés, la raison de leur engagement est assez partagée. Dans 33 % des cas, cela correspond à un plan de carrière. 30 % ont postulé pour un poste qui leur plaisait mais 28 % ont accepté car c’était le seul emploi qui se présentait.
Par ailleurs, 72 % des dirigeants interrogés considèrent que leurs employés aiment leur emploi et que c’est la raison pour laquelle ils ont accepté leur recrutement.
Autre surprise, parmi les employés et cadres intermédiaires, 57 % affirment s’épanouir «complètement » (13 %) ou « la plupart du temps » (44 %) dans leur travail. 64 % des dirigeants indiquent s’épanouir à leur poste.
En revanche, la base et la tête de l’entreprise ne semblent pas d’accord sur l’encadrement et l’investissement. Près d’un employé ou cadre intermédiaire sur 2, indique que le management est « parfois », « peu » ou « pas » à l’écoute. Ils sont 60 % à indiquer que leur entreprise est «un peu », « pas » ou « pas du tout » présente dans leur épanouissement personnel.
Cet avis est, partiellement, partagé par le management. En effet, 61.5 % se considèrent à l’écoute et 48.7 % pensent s’investir dans le développement de leurs employés contre 2.6 % qui se savent peu impliqués.


Pas d’impact majeur de la crise sur l’opinion vis-à-vis de l’entreprise

Seulement 33,1 % des employés et cadres affirment que la crise financière n’a pas eu d’impact sur leurs attentes. En revanche ils sont 24,6 % à rechercher une stabilité dans leur entreprise et 26.2 % tentent de plus en plus de concilier vie privée et vie professionnelle. 24 % sont à la recherche d’une entreprise qui partage leurs valeurs.
Du point de vue des dirigeants, 53,8 % pensent que leurs employés recherchent la stabilité dans l’entreprise, et 12,8 % jugent qu’il n’y a pas eu d’impact lié à la crise sur leurs attentes. Employés et dirigeants sont d’accord sur une chose : les risques de départs massifs une fois la croissance revenue. Lorsque la situation économique sera meilleure, 56 % des employés songent à chercher un nouveau poste. Avis partagé par le management. 53 % des dirigeants estiment que leurs cadres vont partir une fois la crise finie. Actuellement, l’argument majeur qui pousserait un employé à quitter son entreprise est la promesse d’une meilleure rémunération (48,2 %). Vient ensuite le désir d’un équilibre entre vie professionnelle et privée (36,2 %). La volonté d’entreprendre pousserait, elle, 30,7 % des employés à quitter leur emploi. Les dirigeants pensent, eux, que le salaire et le statut social (la promotion) seraient les raisons principales d’un départ de l’entreprise (63,2 %).
Selon Olivier Negroni, éditeur de Top Management France –l’encyclopédie biographique de référence du management en France couvrant près de 15.000 dirigeants et 8.000 sociétés – «ces résultats nous confortent dans notre observation du comportement des entreprises françaises. Elles sont, globalement, positives dans leur état d’esprit professionnel. Mais elles reconnaissent rencontrer des difficultés à gérer harmonieusement leur organisation dans un contexte de lourdes mutations économiques. Nous traversons actuellement une période assez critique qui offre une alternative aux entreprises. Un schéma qui permet d’améliorer la qualité des rapports entre les niveaux hiérarchiques afin de créer de la valeur grâce aux collaborateurs. Dans ce ralentissement économique, l’objectif est, aussi, d’atteindre une meilleure productivité en limitant les dommages humains et les pertes financières occasionnées par les accidents liés au bousculement des habitudes et des process».
Selon Jean-Nicolas Girard, responsable du site Net-Iris, « l'étude menée avec le Cabinet SHL fait ressortir l'importance que revêt la recherche de l'épanouissement personnel au travail aux yeux des collaborateurs de l'entreprise. Le pendant de cette quête semble être le fait que ces mêmes employés et cadres se disent prêt, dès la crise passée, à changer d'employeur pour trouver l'entreprise qui partagera leurss valeurs.
Les entreprises soucieuses de conserver intacts leurs effectifs devraient donc davantage s'intéresser aux attentes de leurs collaborateurs. Pour les assister, un outil supplémentaire vient d'être mis à leur disposition par le ministère du travail. Il s'agit d'un questionnaire intitulé "en santé au travail", publié à la mi-octobre 2009. Il s’inscrit dans le cadre du plan de prévention des risques psychosociaux en entreprise. Il peut permettre un rapide diagnostic de l'état d'esprit dans lequel chaque collaborateur se trouve, tant au niveau de ses responsabilités que dans ses relations avec ses supérieurs ou de la considération qu'il reçoit».
 

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