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P. Soavi (Schmidt) : « Je suis désormais chef d’entreprise et j’ai une responsabilité économique et sociale »

2014-12-02T08:02:00+02:00

02.12.2014, 


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Patrick Soavi, 55 ans, a capitalisé sur son savoir-faire, en créant en mars 2012 son magasin Schmidt « cuisines, bains, rangements » à Manosque (04). Il y emploie cinq salariés.

Patrick Soavi, Schmidt
Crédits photo : Droits réservés
Patrick Soavi, concessionnaire Schmidt à Manosque (04).

Construction du projet


Qu'est-ce qui vous a motivé à devenir créateur d’entreprise ?

A l’issue d’un BTS électrotechnique et de trois années de droit social et commercial, j’ai été embauché chez Habitat et j’y suis resté 20 années. Directeur à 25 ans du magasin de Nice (06), j’ai évolué sur une direction régionale, en charge de 15 points de vente. Puis, un poste fonctionnel de direction des opérations m’a été confié, et je m’y suis ennuyé. J’ai alors préféré changer de société, pour intégrer durant 11 ans l’équipe dirigeante d’une enseigne de distribution en plein développement. Un départ négocié, peu après mes 50 ans, m’a amené à reconsidérer mon avenir personnel et professionnel. Pour des raisons familiales, je ne souhaitais pas quitter la région PACA. Le moment me semblait venu de mettre à profit mon expérience pour "basculer" sur la création de mon entreprise.


Pourquoi avoir créé en concession ?

Une concession s’accompagne toujours d’une image forte et d’une grande organisation. Ce système sécuritaire permet de conserver son autonomie dans un cadre structuré. Durant la phase de création déjà, les entrepreneurs peuvent bénéficier de l’accompagnement des responsables expansion réseaux. Malgré mon expérience, j’ai apprécié ceci, en particulier pour le montage financier du dossier et l’obtention du local. Par la suite, certes, le concessionnaire doit se référer à un cahier des charges bien défini, et ne vendre que ce qui est référencé par l’enseigne, mais l’approvisionnement à l’extérieur est possible dès lors que le produit n’existe pas en interne. Par ailleurs, une cession future d’activité se réalise plus facilement au sein d’un réseau.


Choix de l’enseigne


Qu'est-ce qui vous a séduit chez le concédant ?

Après avoir identifié, sur une page blanche séparée en deux parties, ce que j’aimais faire, et ce que je n’aimais pas faire, et procédé par élimination, le concept Schmidt s’est imposé en réponse à mes critères de sélection. Précédemment, j’avais eu l’occasion d’échanger avec différents responsables d’enseignes, au sein de groupes de réflexion nationaux, et la marque Schmidt résonnait en moi. J’appréciais la solide structure de cette entreprise, non cotée en Bourse, associée à l’esprit familial de trois générations de dirigeants. J’y retrouvais l’ambiance et la mentalité professionnelles que j’avais tant appréciées à mes débuts. J’ai pu échanger, dans leur usine alsacienne, avec certains ouvriers en responsabilité de métiers en prise directe avec la réalité de la vie des magasins (reconditionnement, expédition, etc.), et j’ai été impressionné par leur ténacité. Le témoignage d’un ami, à la tête de plusieurs magasins Schmidt dans le Nord de la France, a également conforté mon ressenti.


Comment avez-vous convaincu le concédant ?

J’avais acquis le goût du beau mobilier accessible en termes de prix, et il m’importait de comprendre l’origine des idées créatives émanant des designers. J’appréciais en l’occurrence le positionnement "moyen-haut de gamme" des collections Schmidt. Mon cursus atypique me permettait d’être à l’aise aussi bien en matière de conseils techniques auprès d’un client, qu’en matière de management ou de gestion. Durant ma période salariée, j’avais toujours dirigé les affaires qui m’étaient confiées comme s’il s’agissait des miennes. Enfin, j’avais eu le temps de peaufiner mon étude de marché et mon projet d’implantation d’une surface de 400 m², très bien située en zone commerciale, et destinée à devenir le plus grand magasin de cuisines du département des Alpes de Haute-Provence.

Quotidien du concessionnaire


En quoi le savoir-faire de l’enseigne vous aide-t-il au quotidien ?

La formation de 14 semaines, tant théorique que pratique, est très intensive. Il faut redémarrer à zéro, et savoir faire preuve d’humilité professionnelle. Trois ans plus tard, les apports pédagogiques de mon formateur me sont toujours utiles.

J’ai toujours aimé accompagner un projet de décoration et d’aménagement intérieur. Cela touche à l’intime, dès lors qu’on s’approprie l’univers d’un prospect qu’il va falloir orienter dans sa prise de décision. Or, les logiciels de création mis à disposition par Schmidt permettent de restituer jusqu’aux moindres éléments qui composent l’environnement quotidien de nos clients. Ceux-ci comprennent alors combien nous sommes à l’écoute de leurs attentes. De même, lorsqu’il s’agit de programmer leur chantier, nous disposons immédiatement, grâce à notre Intranet, d’informations fiables et actualisées, concernant par exemple les délais de fabrication et de livraison. Nous évitons ainsi de perdre du temps au téléphone.

Dans le cadre de la démarche "Qualité" applicable à chaque magasin Schmidt, chaque client reçoit un questionnaire très complet, dans les deux mois qui suivent notre intervention, et tous les paramètres de notre prestation sont passés en revue. En outre, une fois par mois, nous sommes une dizaine de patrons de magasins Schmidt à nous réunir au niveau micro-régional, avec le  responsable animation réseau, pour constituer un groupe de progrès. C’est alors l’occasion d’émettre des critiques constructives sur nos points de vente respectifs, et d’envisager notre futur proche.


Bénéfices et contraintes de votre vie de concessionnaire ?

Chaque matin, il est plaisant d’ouvrir le rideau d’un beau magasin, et d’y accueillir mon équipe et nos clients. Cependant, rien n’est jamais acquis dans ce métier, où il faut être en éveil permanent. Tous les mois, il faut tenir l’objectif, dans un contexte politique où l’esprit entrepreneurial est freiné. Lorsque j’ai créé, j’ai eu recours aux services de Pôle Emploi, afin d’embaucher uniquement de vrais demandeurs. J’ai aussi fait le choix de salarier la personne qui fait le ménage du magasin et des bureaux. Outre un prêt personnel attribué par Haute-Provence Initiatives, en 2013, nous avons obtenu un prix aux "Victoires de l’entreprise" à Digne, décerné par le Conseil Général et la Chambre de Commerce des Alpes de Haute Provence, pour récompenser l’engagement que j’ai initié. Je suis désormais chef d’entreprise et j’ai une responsabilité économique et sociale envers mes cinq salariés et mes fidèles sous-traitants. Afin de pérenniser l’activité à terme, le montage juridique pourrait permettre à l’un(e) de mes salarié(e)s d’investir et de prendre le relais à la tête du magasin.

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