Vente à emporter : un succès confirmé avec 5500 établissements sous enseignes

2010-07-08T11:11:00+02:00

08.07.2010, 


imprimer

Selon le cabinet CHD Expert, partenaire du salon VAE expo, la décennie qui se termine consacre l’émergence de la restauration rapide et de la vente à emporter, représentant plus de 24 000 points de vente de restauration rapide en France et 26 000 boulangeries qui ont une offre à emporter. 5 500 établissements sont aujourd’hui sous enseignes.
Ce segment répond aux impératifs d’une population active, jeune, qui n’a ni le temps, ni l’envie de rentrer déjeuner à domicile, ou de subir les aléas budgétaires et temporels de la restauration à table. Une émergence qui s’est exacerbée avec la crise économique. Les volontés du consommateur se sont accrues et se retrouvent même en restauration à table avec une baisse du panier moyen d’achat et de la fréquentation. Néanmoins, au 1er trimestre 2010, près d’un établissement VAE sur 2 reconnaît avoir un CA en progression par rapport au 1er trimestre 2009.

La VAE séduit de plus en plus d’autodidactes qui n’hésitent pas à s’inspirer des enseignes existantes pour développer leur propre concept : bar à pâtes, salad’bar, bar à soupes… voire bar à gaufres et bar à crêpes. Ces nouveaux exploitants sont aussi séduits par le rythme de travail qui se concentre sur les jours ouvrés et sur la pause déjeuner. La concentration urbaine des points de vente commence à se densifier et à atteindre les grandes villes de province.

Dans le même temps, les points de vente périphériques ne veulent pas rater une opportunité et proposent à leur tour des offres à emporter : GMS et l’épicerie de proximité en tête, tout comme les stations-service urbaines ou d’autoroutes. La restauration à table à la recherche de nouvelles solutions, complétées également par des offres plat du jour et formules « vite servies » visant à concurrencer la sandwicherie d’en face suivent la même logique. Cet engouement a des incidences comportementales s’inspirant du modèle anglo-saxon : une segmentation de la restauration rapide avec des gammes, une influence conséquente des enseignes et l’apparition de nouveaux concepts (du décor à l’ « assiette »).
Le marché français conserve toutefois des spécificités : l’intérêt d’avoir un espace assis en complément dans les points de vente, pouvoir alterner les concepts avec des plats chauds, moins d’enthousiasme pour les concepts, contrairement aux consommateurs Outre-Atlantique, donc plus de difficultés à fidéliser une clientèle.

Le marché accueille aujourd’hui de nouveaux acteurs distributeurs en restauration rapide, des rayons ou des gammes de restauration rapide chez les industriels (impulse), et toujours plus de produits originaux ou standardisés.

Depuis le début de l’année, on ressent toutefois un essoufflement. Les établissements les moins structurés se ferment, mais le développement des enseignes perdure, et c’est la situation géographique du point de vente (centre ville, zone de bureaux, etc.) qui se trouve être une des clefs de la réussite. Et si on vous disait que ce phénomène risque de s’accentuer dans les prochains mois avec deux orientations :
- Plus d’achats de proximité pour acheter une solution finie à emporter ou de quoi se créer sa solution.
- Plus de concentration des points de vente à emporter, si l’on conçoit que nous ne sommes qu’au balbutiement de la création de nouvelles thématiques de restauration rapide.

Points de repères :

• La VAE : un marché incontournable en CHD. La VAE redistribue les cartes du marché de la restauration hors domicile. Avec un nombre croissant d’univers concernés comme la restauration rapide traditionnelle, les sandwicheries, l’arrivée de la grande distribution au sein de convenience stores et points de vente "prêt à consommer", mais aussi les métiers de bouche et la boulangerie, la VAE avoisine 30 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit plus de 30% de la CHD.

• Malgré la crise, les indices VAE démontrent un optimisme certain des restaurateurs : l’indice de confiance est de 6,7 pour le second trimestre 2010, contre seulement 5,6 en restauration assise.

• Le début d’année reste positif avec un indice de recettes de + 37% indiquant la différence entre les points de vente ayant identifié une hausse de leur chiffre d’affaires et ceux constatant une baisse. Du reste 56% des établissements situés en Ile-de-France et dans le Sud Ouest ont connu un accroissement de leur activité.


• Le « manger mieux » premier critère de succès : il est perçu par les restaurateurs du secteur comme le moyen de différenciation devant le critère prix se situant, quant à lui, en seconde position.

• La pression concurrentielle se renforce et offre un indice de 5,3 sur une échelle de 1 à 10. Pour y répondre plus que la baisse des prix, ce sont l’évolution des propositions et la communication sur la naturalité et les produits sains qui priment.

Sources : panel VAE CHD Expert/S&F 1er trimestre 2010.

 


 

Dernières actualités