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L. Frèrebeau (Pigier) : « Un directeur d’école doit être bien implanté dans le tissu social de sa ville »

2010-01-29T08:00:00+02:00

29.01.2010, 


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Depuis 1906, Pigier est le seul réseau d’écoles en franchise au monde. Privilégiant la notion de proximité, l’enseigne aide notamment ses franchisés à mettre en place une communication locale efficace. Interview de Luc Frèrebeau, ancien directeur du développement.

Luc Frèrebeau, Pigier
Crédits photo : DR
Luc Frèrebeau, directeur du développement de Pigier

Intérêt du concept

1. Originalité et pertinence du concept ?

L’histoire de Pigier remonte à 1850, avec l’ouverture d’une Ecole Pratique de Commerce créée par un comptable du nom de… Gervais Pigier. Détenu aujourd’hui par la Compagnie de Formation, le réseau compte désormais 40 écoles en France et 50 à l’étranger. Le concept repose sur l’apprentissage par le travail, avec un véritable métier à la clé – et non un simple diplôme. Nous proposons 50 formations différentes, de type CAP ou BTS, à travers Pigier Performance (filières commerciale, administration des entreprises, paramédicale et sociale) et Pigier Création (coiffure et esthétique). Tous nos centres sont des écoles privées reconnues par l’Etat, dont les professeurs sont homologués par l’Education nationale. Les élèves suivent leur formation en alternance (soit en entreprise, soit en salon ou institut école), si bien que 81 % des jeunes qui sortent de nos écoles ont un emploi !


2. Pourquoi la franchise comme mode de développement ?

Pigier est à ce jour le seul réseau d’écoles en franchise dans le monde. Le premier contrat de concession, établi pour la ville de Nantes, date de 1906. C’est un mode de développement parfaitement adapté à notre concept, car le directeur d’une école doit être très bien implanté dans le tissu social de sa ville, pour communiquer facilement auprès des pouvoirs publics et des différents prescripteurs : lycées, centres d’orientation, rectorat, syndicats professionnels… Pour des écoles de proximité comme les nôtres, il est essentiel de s’impliquer localement. Nous ne gardons des écoles en propre que dans les très grandes villes, comme Paris ou Lyon, où l’investissement financier ne serait pas à la portée d’un franchisé.


3. Facteurs de rentabilité et de pérennité du concept ?

La réussite d’une école Pigier tient à trois facteurs, que nous validons avant toute ouverture : le nombre de jeunes dans la zone d’implantation, le dynamisme des entreprises locales et l’état de la concurrence. Cependant, le ticket d’entrée est assez élevé, puisqu’il faut un minimum de 150 000 euros d’investissement. Ce coût est dû au délai de mise en route de l’école : il faut « exister » au moins un an avant la première rentrée scolaire, pour avoir le temps de communiquer et attirer un nombre suffisant d’élèves. Mais dès la deuxième année d’activité, le chiffre d’affaires fait plus que doubler, car les élèves de première année passent en classe supérieure, tandis qu’une nouvelle promotion arrive. Si bien que l’investissement initial est rentabilisé au bout de 3 ans, ce qui laisse deux années au franchisé pour faire des bénéfices avant la fin de son contrat – hors renouvellement.

Transmission du savoir-faire

4. Formation initiale ?

La formation, réalisée dans l’un de nos centres pilotes, peut durer de 3 jours à 3 semaines. Nous nous adaptons à l’expérience du candidat. S’il a déjà été directeur d’école, inutile de lui expliquer les bases du métier ! En revanche, s’il est néophyte, il passe du temps dans chaque département : commercial, communication, pédagogie.

Les profils recherchés
Pigier recherche des entrepreneurs ayant 3 qualités principales : gestionnaires et managers, communicants et ayant un goût pour l’enseignement. Il n’est pas nécessaire d’avoir été professeur, mais une certaine expérience de la formation est appréciée, afin de bien appréhender le milieu pédagogique. Parmi ses franchisés, le réseau compte ainsi de nombreux cadres en reconversion, ayant donné quelques cours en école de commerce par le passé.

5. Aide au lancement ?

Nous assistons le nouveau franchisé tout au long de l’année de préparation avant sa première rentrée. Une personne du siège lui rend visite une fois par mois. Nous préparons son dossier pour le rectorat, nous validons son plan de communication, nous donnons notre avis sur les CV des professeurs à recruter, nous vérifions tous ses contrats de travail, nous l’aidons à construire son argumentaire commercial pour les parents d’élèves, etc.

 


6. Assistance durant les premiers mois ?

Les deux premières années d’activité sont cruciales : elles correspondent au premier cycle complet de formation. Nous suivons donc le franchisé très régulièrement pendant toute cette période. Nous contrôlons de nombreux ratios : taux de réussite aux examens, coûts de communication par rapport au chiffre d’affaires, etc. Notre expérience nous permet de juger si le franchisé est en danger ou pas, et de rectifier le tir si besoin.


7. Points-clés de votre accompagnement jusqu’à la fin du contrat ?

A partir de la 3e année, le contrôle est moins intensif : nous nous déplaçons une ou deux fois par an dans chaque école. L’apport du réseau réside alors essentiellement dans l’ajout de nouveaux produits. En effet, une école démarre généralement avec un nombre de formations restreint, qu’elle élargit au fur et à mesure – avec l’accord du siège. Par ailleurs, des commissions, composées de franchisés volontaires, se réunissent plusieurs fois par an pour faire évoluer deux axes stratégiques : la communication et la pédagogie. Une convention annuelle réunit tous les franchisés. Enfin, le réseau dispose d’un Intranet, qui contient une base de données colossale sur tous les produits Pigier. Il favorise également des échanges quotidiens entre le siège et les franchisés, ainsi qu’entre les franchisés eux-mêmes.

Activité du réseau

8. Faits marquants en 2008 ?

L’année dernière, le réseau s’est enrichi de deux nouvelles écoles en France, à Sens et Aix-en-Provence, et s’est installé à Alger – où la dernière école avait fermé en 1962. De plus, nous avons complètement refait notre site internet, www.pigier.com. Autre fait récent et important : notre formation « maison » de secrétaire médicale a été reconnue par l’Etat et inscrite au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP).

Un établissement Pigier, c’est...
- 250 élèves
- 20 professeurs
- du personnel administratif
- des commerciaux.

9. Perspectives de développement pour 2009 ?

Nous avons ouvert trois nouvelles écoles cette année, à Lens, La Réunion et Saint-Etienne, ce qui montre le dynamisme de notre réseau. Notre objectif est d’atteindre à terme 80 écoles en France, c’est-à-dire environ une par département. Par ailleurs, nous avons créé notre propre web TV (www.pigier.tv), avec des témoignages vidéo d’étudiants, de professeurs et d’employeurs, ainsi que des visites virtuelles d’écoles.


10. Signe majeur de la bonne santé de votre réseau ?

En tant que principal réseau d’écoles de coiffure et d’esthétique, nous venons de signer un partenariat pour 4 ans avec L’Oréal, le plus grand fournisseur au monde sur ce secteur. Cela permet à nos élèves de travailler avec des produits professionnels, de participer à des concours spécifiques, de suivre des cours dédiés et de bénéficier d’une collection annuelle de 9 coiffures uniques, imaginées pour Pigier par un coiffeur reconnu. Ce partenariat montre la confiance dont jouit notre réseau dans le milieu professionnel.

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