R. Leclere (Maisons Arlogis) : « Je n’ai plus l’impression d’aller travailler »

2010-11-24T06:41:00+02:00

24.11.2010, 


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Adepte de la construction de projets et professionnel du service, Rémy Leclere s’est tout naturellement tourné vers le constructeur de maison individuelle, Maisons Arlogis, à Saint Germain, dans le département de l'Aube. Lancée fin 2008 en plein marasme immobilier, son entreprise a connu un démarrage laborieux. Elle passe aujourd’hui sans encombres le cap des deux ans.

Rémy Leclere
Crédits photo : DR
Rémy Leclere, franchisé à Saint Germain, dans l'Aube

Construction du projet

Ce qui vous a motivé à devenir créateur d’entreprise ?

Suite à une formation d’ingénieur en génie électrique à Lille, j’ai commencé ma carrière en tant que chef de projet export dans une entreprise de construction de cimenteries. J’ai fait, au début des années 1990, de nombreux déplacements à l’étranger (Chine, Iran). Puis, je suis devenu directeur commercial d’une PME d’automatisation de process industriels. J’ai ensuite intégré l’enseigne de grande distribution Boulanger où j’ai d’abord occupé un poste de directeur d’un centre de SAV régional, avant de travailler à la direction générale des services, début 2000. Après toutes ces années à Lille, j’ai voulu revenir dans ma région d’origine, la Champagne, pour créer ou reprendre une entreprise. J’ai, dans un premier temps, dirigé une filiale d’un groupe américain de maintenance de cuisine professionnelle pour la grande restauration. Cinq ans plus tard, j’ai eu la volonté de lancer ma propre entreprise pour pouvoir prendre en toute indépendance les décisions stratégiques et pour faire des gains financiers.


Pourquoi avoir créé en franchise ?

J’ai côtoyé, dans le cadre de la maintenance des cuisines, les chaînes de restauration rapide, comme Quick, Mac Donald, Pizza Hut, Flunch. J’ai pu y apprécier le fonctionnement de la franchise, en particulier le partage d’expérience avec les autres membres du réseau.

Choix de l’enseigne

Ce qui vous a séduit chez le franchiseur ?

Je cherchais à me lancer dans l’immobilier. Lors de mon retour en Champagne, j’ai fait construire ma maison. Cela m’a beaucoup plu de participer à la maîtrise d’ouvrage sur le terrain. J’ai donc opté pour ce secteur où les dimensions de construction de projets et de services sont très présentes. J’ai sélectionné Maisons Arlogis car cette enseigne laisse beaucoup de liberté aux franchisés. Elle ne décide pas d’actions au niveau national qu’on doit appliquer dans tout le réseau. De plus, elle ne lie pas le montant des royalties au chiffre d’affaires, elle cherche avant tout à faire croître l’entreprise par la richesse professionnelle des intervenants. J’apprécie également la qualité des maisons, y compris quand elles sont petites.


Comment avez-vous convaincu le franchiseur ?

J’ai rencontré le président de l’enseigne et un des franchisés. Ils ont vu en moi quelqu’un de motivé, avec une forte expérience dans la conduite de projet et le développement commercial. J’ai aussi été patron de PME pendant 5 ans. Le plus difficile, finalement, a été de gagner la confiance des assureurs. Mais Maisons Arlogis m’a épaulé pour monter un dossier détaillé et vendre mon projet.

Quotidien du franchisé  

Comment avez-vous appliqué le savoir-faire de l’enseigne ?

J’ai suivi une formation théorique d’une semaine sur l’ensemble des aspects du secteur : la signature de contrat, les droits et devoirs réciproques, la réalisation d’une maison, le recrutement d’artisans prestataires, l’élaboration du business plan sur trois ans… J’ai ensuite passé plusieurs semaines sur le terrain, chez d’autres franchisés. Ces partages et transferts de connaissance horizontaux sont primordiaux.


Bénéfices et contraintes de votre nouvelle vie de franchisé ?

Le démarrage, en octobre 2008, a été difficile car toutes les banques s’effondraient. Je n’ai fait aucune vente avant le premier trimestre 2009. Je n’ai pas pu embaucher aussi vite que prévu. Et nous n’avons pas atteint nos objectifs cette première année. Mais en 2010, nous dépassons notre business plan. Nous sommes aujourd’hui 6 dans l’entreprise. C’est un vrai régal. Je n’ai plus l’impression d’aller travailler. Je suis libre et je bosse pour moi !

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