Les secteurs

Voyages : Thomas Cook renonce à céder sa filiale française

07.03.2013, source : Les Echos.fr

imprimer

Le britannique Thomas Cook ne se désengagera finalement pas du marché français. Le voyagiste, numéro deux européen du tourisme, derrière TUI Travel, a, en effet, annoncé hier avoir décidé de « conserver » sa filiale tricolore, à l’issue de sa revue stratégique. Le groupe a donc mis fin à une incertitude qui régnait depuis un an.

En avril 2012, il avait, en effet, reconnu examiner « toutes les options » quant au devenir de Thomas Cook France, y compris son éventuelle cession, le dossier étant, en réalité, sur le marché depuis quelque temps. Cette ligne de conduite avait été confirmée après l’arrivée de Harriet Green à la tête du groupe le 30 juillet. La nouvelle directrice générale avait d’ailleurs pris soin de mettre à part la filiale française dans la nouvelle organisation du groupe, décidée au cours de l’été dernier. Concrètement, Thomas Cook France n’était pas rattaché à la nouvelle zone Europe continentale.

Nouvelle perte d’exploitation

Si la maison mère britannique a été plus que tentée de se séparer d’un foyer de pertes, les difficultés auxquelles sont confrontés les tour-opérateurs français depuis le déclenchement du printemps arabe, début 2011, a quelque peu compliqué le processus. Thomas Cook France s’était de surcroît quelque peu exposé sur l’Afrique du Nord, un axe majeur des professionnels français. Au terme de son exercice 2011-2012, le groupe a d’ailleurs inscrit une nouvelle perte d’exploitation au titre de sa filiale française, en quasiment doublement à 20,7 millions de livres. Au passage, il a fait état d’une dépréciation de 94,4 millions.

Sur cette base comptable assainie, il revient désormais à l’équipe de direction de Thomas Cook France de mettre en place « un programme de transformation spécifique ». En septembre dernier, les rênes de l’entreprise avaient été confiés à deux « pros » du changement, Michel Rességuier, nommé président, et Hervé Chabrerie, son directeur général.

Christophe PALIERSE, Les Echos, 05/03/2013

Dernières actualités