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Voyages : le nouveau patron de TUI veut faire le ménage dans les filiales non rentables

17.02.2013, source : Les Echos.fr

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Friedrich Joussen a pris hier les commandes du groupe de voyage TUI Travel. Il veut faire le ménage dans les filiales non rentables.

Le voyagiste allemand TUI se prépare à des temps mouvementés sous la direction de son nouveau patron, Friedrich Joussen. Au cours de l’assemblée des actionnaires qui devait adouber hier sa nomination en remplacement de Michael Frenzel, l’ancien patron de Vodafone en Allemagne a prévenu que le groupe allait devoir « balayer devant sa propre porte » dans les mois à venir. La priorité ira à la recherche de rentabilité. « Ma patience s’arrête où les performances de parties distinctes de l’entreprise ne sont pas bonnes », a-t-il ajouté. Le ton est donné, alors que des entités sortent tout juste d’une lourde restructuration et ont leurs preuves à faire, comme la filiale française Nouvelles Frontières.

Hisser la rentabilité ne sera pas aisé, alors que le prédécesseur, à la tête du groupe s’y est attelé en vain durant dix-neuf ans. Plusieurs représentants d’actionnaires n’ont pas été tendres avec le patron partant, pointant du doigt son incapacité à faire décoller le titre depuis 1994. Dans le même temps, TUI a été érigé en un holding valant aujourd’hui 2 milliards d’euros en Bourse, soit moitié moins que sa principale filiale opérationnelle contrôlée à 56 %, le britannique TUI Travel. Les récentes tentatives de fusionner avec ce dernier ont échoué.

« Fritz » Joussen reçoit en héritage un groupe à la structure peu optimale et qui traîne une participation de 22 % dans la compagnie de fret Hapag-Lloyd. Il compte s’en défaire à terme pour se concentrer uniquement sur le tourisme.

Histoire de faire vraiment place nette, Michael Frenzel a décidé de démissionner de la présidence de TUI Travel, pour ne pas gêner un futur rapprochement avec la maison mère. Au plan opérationnel, le ton est encore au rouge, TUI ayant bouclé le premier trimestre de l’exercice décalé par une perte nette de 137 millions, pour un chiffre d’affaires en hausse de 1,4 %, à 3,5 milliards.

Jean-Philippe LACOUR, Les Echos, 14/02/2013

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