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Vitrage auto : Carglass continue à investir en France, en dépit d'un contexte difficile

24.01.2013, source : Les Echos.fr

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Malgré la baisse du marché du vitrage auto, l’enseigne spécialisée dans la réparation des pare-brises automobiles ouvrira de nouveaux centres en 2013.

En France, le marché du remplacement ou de la réparation des pare-brises automobiles est au plus bas. Mais Carglass, leader de ce segment avec une part de marché de 33 % et près de 3.000 salariés dans l’Hexagone, se refuse à faire le dos rond et continue à investir. Après avoir ouvert une quarantaine de nouveaux centres en six mois, l’entreprise qui détient tout ses centres en propre a prévu 20 à 30 ouvertures de plus cette année, en majorité dans des zones rurales, pour développer son maillage territorial, indique aux « Echos » son directeur général, Eric Girard .

En règle générale, ces « centres de proximité » ne sont pas dotés d’ateliers, mais prennent des rendez-vous pour effectuer des interventions à domicile (déjà 40 % de son activité actuelle). Avec ce déploiement, le réseau français va passer en peu de temps de 230 à près de 300 centres.

Par ailleurs, Carglass entend toujours maintenir ses dépenses en publicité, pour conserver la forte notoriété de sa marque, et garder son image de leader.

Poursuite de la baisse des ventes

« Le marché du bris de glace restera en baisse de 4 à 5 % cette année. Mais nous voulons continuer à générer du volume », ajoute Eric Girard, dont l’entreprise appartient au groupe belge D’Ieteren, « un actionnaire qui voit les choses sur le long terme ».

L’activité du secteur est mal orientée, tant pour des raisons économiques que conjoncturelles. « L’année 2012 a été très mauvaise; le mouvement de baisse des ventes qui avait commencé à la mi-2011 s’est amplifié. Au total, le marché français du vitrage a reculé de 20 % en deux ans », reconnaît le dirigeant, Avec un chiffre d’affaires en recul de 9 % l’an dernier, à environ 350 millions d’euros, et une rentabilité proche du point mort, Carglass n’échappe pas à la tendance générale.

Plusieurs raisons expliquent cette morosité : une météo globalement clémente depuis deux ans (sans choc thermiques, les pare-brises résistent mieux), le fait que les Français roulent moins chaque année. Et surtout l’impact général de la crise économique, qui incite à reporter toute réparation non indispensable. Bien qu’assurés sur le bris de glace, les conducteurs rechignent à payer les franchises imposées par les assureurs.

Denis FAINSILBER, Les Echos, 21/01/2013

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