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Vêtements pour enfants : DPAM absorbe son rival Tout Compte Fait

18.10.2010, source : Les Echos.fr

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Et de deux pour Du Pareil Au Même (DPAM). La société de mode enfantine vient de réaliser sa deuxième acquisition en un peu plus de deux mois. Après les chaussures Petits Petons achetées en juillet, DPAM vient de mettre la main sur son rival Tout Compte Fait, propriété des Comptoirs Français de la Mode.


Une opération qui confirme la volonté d'Olivier Halley de « faire du groupe un acteur majeur de la mode enfantine », souligne la société. Le fils du fondateur de Promodès, Paul-Louis Halley, contrôle depuis 2008 Du Pareil Au Même à travers sa société d'investissement H Partners. Cette dernière avait alors lancé une OPA amicale.


Extension du réseau

Le montant de l'achat de Tout Compte Fait, qui doit encore obtenir le feu vert des autorités de la concurrence, n'a pas été communiqué. Il s'agit en tous les cas d'une acquisition de poids pour Du Pareil Au Même, puisqu'elle va lui permettre d'augmenter de près d'un tiers son réseau de distribution et ses ventes.


L'enseigne Tout Compte Fait devrait afficher un chiffre d'affaires de 50 millions d'euros cette année, qui va s'ajouter aux 180 millions d'euros prévus par DPAM, un volume déjà en progression de 14 % par rapport à 2009.


Avec cette transaction, la marque connue pour ses vêtements pour enfants colorés et à petits prix va aussi étendre le nombre de ses magasins. Son réseau compte aujourd'hui 471 boutiques situées dans 26 pays, auxquelles vont s'ajouter les 155 points de vente Tout Compte Fait. Lancée en 1994, cette enseigne, qui emploie 474 salariés, est positionnée comme DPAM sur des vêtements à prix accessibles, mais avec des collections un peu moins fantaisies. Les magasins des deux concurrents sont parfois voisins, comme faubourg Saint-Antoine, à Paris.


En absorbant le spécialiste de la chaussure pour enfants Petits Petons, DPAM avait déjà mis la main sur 63 magasins, représentant 8 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2009.

Dominique CHAPUIS, Les Echos, 15.10.2010
 

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