Transports : nouvelle augmentation de capital pour les autocars Ouibus

31.08.2016, source : Les Echos.fr

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La SNCF a investi fin juin 16 millions d’euros dans sa filiale, afin de poursuivre son développement et de couvrir les pertes.

Ouibus, la filiale que la SNCF a lancé sur le marché très concurrencé des autocars longue distance, continue de consommer du cash, mais à un rythme semble-t-il moins soutenu que par le passé. La SNCF a discrètement procédé, fin juin, à une nouvelle augmentation de capital de sa filiale, pour un montant de 16 millions d’euros. Le capital de la société est désormais de 80,5 millions.

Ce n’est pas la première opération de ce type. Depuis son lancement (à l’époque sous la marque commercial iDBUS), la filiale a encaissé de lourdes pertes : 16,2 millions de déficit en 2012, puis 24,8 millions en 2013, l’entreprise ayant ensuite cessé de publier ses comptes. Pour faire face, la SNCF avait donc dû réinvestir, à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros.

Depuis, Ouibus a changé de stratégie, et opté pour un modèle moins gourmand en capitaux. Après avoir commencé à opérer en utilisant sa propre flotte de bus et des chauffeurs salariés, la société a désormais largement recours à la sous-traitance, comme son concurrent Transdev. Une stratégie confortée, fin juin, par l’accord conclu avec la confédération de PME du secteur Starshipper, initialement concurrente, et qui a intégré le réseau Ouibus par le biais d’un accord de franchise.

En quête d’équilibre

De quoi poursuivre le développement de l’offre à moindre coût et accompagner la croissance du marché, libéralisé il y a un an. En attendant d’atteindre l’équilibre, ce qui, pour la direction, devrait intervenir à l’horizon 2018-2019. Dans l’intervalle, il est probable qu’une ou plusieurs autres recapitalisations seront nécessaires, ce qui ne manquera pas de susciter les critiques de ses rivaux Transdev et FlixBus, qui estiment que la SNCF, qui bénéficie d’un monopole sur le ferroviaire, fausse la concurrence sur ce nouveau marché.

Lionel STEINMANN, les Echos, le 26/08/2016

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