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Tourisme: le groupe FRAM promet sa sortie du rouge en 2014

09.05.2014, source : Les Echos.fr

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Déficitaire depuis 2010, le voyagiste a amorcé son redressement l’an dernier.

En pertes depuis 2010, le groupe FRAM s’apprête à sortir la tête de l’eau. Le voyagiste, qui a publié le 6 mai dernier ses résultats pour 2013, a en effet promis un retour « à un ebitda [excédent brut d’exploitation, NDLR] et un résultat net positifs » en 2014, profitant notamment du « succès confirmé » de certaines destinations, dont l’Espagne, un lieu de séjour phare du voyagiste. En outre, l’heure est à la reprise de la fréquentation de la Tunisie, et au « maintien » de l’activité sur le Maroc, qui sont traditionnellement deux autres pays « clefs » de FRAM.

Au vu des comptes 2013, l’entreprise a d’ores et déjà accompli une sacrée remontée vers la ligne de flottaison l’an dernier. Elle affiche un Ebitda à l’équilibre, à comparer à une perte de 13 millions d’euros en 2012, pour un chiffre d’affaires consolidé de 408 millions, en baisse de 10,3 %. FRAM, qui a amélioré sa structure financière avec la vente d’actifs, enregistre, au final, une perte nette de 1,8 million, contre un déficit - historique - de 35 millions un an auparavant. Ces résultats sont « à la hauteur » des attentes de sa direction, souligne-t-on en interne. De fait, le voyagiste a tiré les premiers fruits de ses efforts de rationalisation engagés il y a plus d’un an. Ainsi, la réduction de ses capacités aériennes hôtelières a logiquement « payé », l’objectif étant de « vendre moins mais mieux ».

Recherche d’investisseurs

Mais cette amélioration de ses résultats est d’autant plus la bienvenue que le processus de recherche d’investisseurs demeure d’actualité. FRAM, qui disposerait de 22 millions d’euros de capitaux propres, sans parler des plus-values latentes sur des actifs à vendre, n’aurait toutefois pas « d’enjeu de recapitalisation », assure-t-on. Reste à savoir néanmoins si le processus en cours sera bien davantage qu’une simple réorganisation du tour de table du groupe familial.

Autre question d’importance : à qui le conseil de surveillance va confier la présidence du directoire, vacante depuis le brutal débarquement de Thierry Miremont, le 31 mars. Pour mémoire, ce dernier était le troisième patron opérationnel de FRAM depuis décembre 2011, sans parler de l’intérim de Georges Colson. L’ex-dirigeant, et l’un des principaux actionnaires, conserve un rôle crucial avec sa demi-soeur Marie-Christine Chaubet-Polderman. Leurs relations ont été houleuses dans le passé.

Christophe PALIERSE, Les Echos, le 07/05/2014.

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