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Tourisme : l'ouverture à la concurrence des agences de voyages est restée timide

27.01.2011, source : Les Echos.fr

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Mise en oeuvre l'an dernier, la réforme de la vente de voyages et de séjours, l'un des grands volets de la loi Novelli de juillet 2009 sur le tourisme, ne s'est pas traduite, à ce stade, par une large ouverture du secteur à la concurrence, que redoutaient bien des agents de voyages. La réforme a consisté en l'instauration d'un régime unique des opérateurs, « l'immatriculation », mettant fin à la licence professionnelle des agents de voyages, mais aussi à ses régimes dérogatoires.

Or, sur les 3.140 opérateurs immatriculés en 2010 au registre national, installé et géré par Atout France - bras séculier de l'Etat dans le tourisme -, 571 - soit environ 18 % du total -sont considérés comme nouveaux, selon le premier état des lieux d'Atout France. En outre, plus de la moitié de ces derniers sont des agents de voyages (352), certains d'entre eux étant toutefois déjà indirectement installés dans la profession, précise le directeur général d'Atout France, Christian Mantei.


Juillet 2012, date butoir

Par ailleurs, 60 % environ des « anciens » opérateurs désormais inscrits au registre national sont des agents de voyages (près de 1.900), sachant qu'ils ont jusqu'à la fin juillet 2012 pour se mettre en conformité avec la législation.

Figurent aussi parmi les opérateurs immatriculés des gestionnaires d'hébergements (10 % ), des organismes locaux de tourisme (8,7 % ), des transporteurs (8 % ), des associations et organismes sans but lucratif (7,5 % ), des gestionnaires de centres de loisirs (4 % ), des organisateurs de foires et salons (1,15 % ). Par ailleurs, 9 producteurs de coffrets cadeaux, dont Smartbox et Wonderbox, ont été immatriculés.


Peu de nouveaux acteurs

« Le bilan est globalement satisfaisant. Près de 40 % des 7.000 opérateurs de voyages identifiés avant la réforme, dont 4.000 agents de voyages, sont aujourd'hui immatriculés », se félicite Christian Mantei. Ce dernier est d'autant plus satisfait qu'Atout France a eu un semestre pour mettre sur pied le registre national, la dématérialisation de la procédure administrative facilitant le traitement des dossiers.

Quant à l'émergence limitée de nouveaux acteurs, le directeur général d'Atout France l'explique par le « contexte économique tendu », mais surtout par les contraintes du régime de l'immatriculation. Ce dernier a repris les principes de l'ancienne licence : garantie financière, formation, et responsabilité civile professionnelle.

Christophe Palierse, Les Echos, 25/01/2011

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