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Tourisme : en pleine restructuration, FRAM cherche des investisseurs

19.09.2013, source : Les Echos.fr

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Le voyagiste en difficulté s’est doté d’un plan de transformation.

C’est le moment de vérité pour le voyagiste FRAM, en proie à de graves difficultés depuis plusieurs années. Le nouveau président du directoire, Thierry Miremont, un manager de transition nommé le 20 juin, a non seulement dévoilé devant la presse, mardi 17 septembre, les grandes lignes d’un plan de redressement du groupe familial, mais a également officialisé une nouvelle recherche d’investisseurs avec pour échéance la fin de l’année et qui pourrait conduire à un changement de contrôle.

Le plan de redressement, qui sera présenté au conseil de surveillance le 27 septembre, vise à renouer avec la rentabilité opérationnelle à partir de 2015, mais a pour échéance 2016, l’objectif étant de réaliser un résultat d’exploitation représentant 5 % du chiffre d’affaires. Pour ce faire, FRAM, qui a accusé des pertes record en 2012 (- 22,6 millions d’euros en exploitation et - 34,9 millions en résultat net part du groupe), doit revoir son positionnement. Le voyagiste doit monter en gamme avec une offre premium, située juste en dessous de celle du Club Méditerranée. Ce mouvement s’accompagnerait d’un renforcement de son offre low cost Plein Vent. FRAM supprimerait ses marques Club Olé et Framéco, peu lisibles. A contrario, une nouvelle marque, MyFRAM, est à créer, dans le cadre du développement d’une offre sur mesure.

Ce mouvement stratégique, qui implique, entre autres, une modernisation des systèmes d’information - d’autant qu’un retard est à combler sur Internet -, s’accompagnerait d’une réduction du nombre de destinations afin de gagner en rentabilité. Les achats pour l’aérien sont également à optimiser. Autre chantier : la distribution. FRAM doit notamment revisiter son réseau d’agences en propre et mieux travailler avec ses agences partenaires.

Le plan de Thierry Miremont implique aussi, à court terme, la mise en vente de la totalité des actifs immobiliers de FRAM. « J’ai besoin de quelques dizaines de millions d’euros », admet Thierry Miremont. Mais le groupe a aussi besoin de nouveaux investisseurs. Pour ce faire, un nouveau mandat a été confié à Edmond de Rothschild.

Christophe PALIERSE, Les Echos, 18/09/2013

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