Textile : le management d'Olly Gan reprend le contrôle

20.07.2014, source : Les Echos.fr

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La marque aixoise de vêtements pour homme, Olly Gan, va doubler le nombre de ses magasins. Elle vise 140 millions de chiffre d’affaires en 2020.
 

Après deux opérations de LBO, le management du groupe Olly Gan vient de reprendre le contrôle majoritaire de l’entreprise « pour sortir de la spirale de l’endettement et donner toutes ses chances de croissance à la marque », affirme son président Claude Gigou. L’opération se concrétise par l’entrée de CM-CIC Capital Finance (pour 22 % du capital) et d’iXO Private Equity (17 % ) aux côtés de Société Générale Capital Partenaires (10 % ), son actionnaire historique. Dans le même temps, Syntegra, arrivé en 2011, sort du capital. Claude Gigou (ex-Cache- Cache) et les cinq cadres clefs de l’entreprise détiennent maintenant 51 % du capital.

Depuis sa création en 1981 à Aix-en-Provence (13), la marque connaît une histoire mouvementée. En 1990, elle fait l’objet d’une première reprise en MBI par la famille Adida et le fonds 3i. Son réseau comptait alors 35 boutiques en franchise, mais les collections décevantes et la stratégie peu lisible ont conduit l’entreprise au dépôt de bilan cinq ans plus tard. Après une communication tapageuse faisant appel à des stars du X et des personnalités hors norme du milieu sportif, l’entreprise sort par anticipation de son plan de continuation, après avoir remboursé son passif avec deux ans d’avance sur le calendrier convenu au tribunal de commerce de Marseille.

La personnalité méditerranéenne marquée des collections fonctionne. Quand Syntegra fait son entrée au capital en 2011, succédant à LBO France, Olly Gan réalise 26 millions d’euros de chiffre d’affaires (contre 17 en 2000) et compte 89 boutiques à son nom.

Milieu de gamme

Trois ans plus tard, son réseau s’est encore densifié. Il compte désormais 133 magasins (dont 80 % en propre) localisés le plus souvent dans les centres commerciaux où il rencontre plus facilement son cœur de cible : une clientèle urbaine masculine de 35-50 ans. La marque s’est fait une spécialité des coupes passe-partout de qualité, produites made in Europe. La majorité de la matière première et de la fabrication est réalisée sur le Vieux Continent. Par ailleurs, 90 % de la collection est renouvelée chaque année. Sur ce segment milieu de gamme (son panier moyen est de 130 euros), l’enseigne affiche 50 millions d’euros de chiffre d’affaires (en hausse de 10 % ) avec 350 employés.

En récupérant le contrôle, l’équipe dirigeante ambitionne d’ouvrir une dizaine de nouveaux magasins chaque année, notamment en région parisienne, dans l’Est et le Nord. « Nous prévoyons un total de 230 magasins en 2020, qui devraient générer 140 millions d’euros de chiffre d’affaires », explique Claude Gigou.

L’an passé, le groupe a vu progresser son activité de 6,5 % à la faveur de l’ouverture de 12 boutiques, et de 1,5 % à périmètre comparable, sur un marché de l’habillement orienté à la baisse (- 1,4 % ). A l’international, le groupe a des ambitions dans le Sud-Est asiatique et en Europe (Allemagne, Suisse et Belgique).

Paul MOLGA, Les Echos, le 17/07/2014

 

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