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Soutien scolaire à domicile : qualité, prix et fiscalité

05.12.2012, source : Les Echos.fr

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Les cours de soutien à domicile méritent d’être sélectionnés avec attention. Ils bénéficient encore d’une fiscalité sympathique.

Depuis une dizaine d’année, le secteur du soutien scolaire à domicile est en plein boom. Selon le cabinet d’études Xerfi, près de 75 millions de chiffre d’affaires a été réalisé par les opérateurs du secteur. Pas facile de s’y retrouver dans cette jungle des tarifs et des formules. Voici quelques pistes et questions à se poser avant de s’engager.

La qualité du professeur

En cas de recours à un organisme spécialisé dans le soutien à domicile, mieux vaut s’informer sur le processus de recrutement de « ses » professeurs. Concernant l’enseignant, il ne faut pas hésiter à se renseigner sur sa formation, son parcours professionnel et son activité du moment. La relation établie entre le « prof » et l’enfant ainsi que la régularité des cours sont aussi des critères importants. Pour gagner la confiance du public, de plus en plus d’opérateurs, notamment les plus « gros », affichent des labels et des certifications de qualité comme AFAQ ISO 9001 ou Qualicert.


Les tarifs

Le meilleur critère de comparaison est le tarif horaire moyen. Attention, certaines enseignes ont tendance à afficher sur leurs plaquettes un tarif horaire après réduction d’impôt (voir plus loin). Ces dernières proposent souvent des forfaits (12, 24 ou 30 heures prépayées). Cela ne doit pas vous empêcher de calculer ce ratio. Il faut penser à intégrer dans ce calcul, les frais d’inscription (ou de dossier) dont le montant forfaitaire évolue entre 60 et 95 euros selon les enseignes. Le prix de l’heure pour un cours à la maison varie de 30 à 40 euros de l’heure avant déduction fiscale. Ce tarif dépend de la zone géographique, de la distance à parcourir pour l’enseignant, de la classe dans laquelle se trouve le jeune (écolier, collégien, lycéen, étudiant).


La réduction d’impôt

Les dépenses de soutien scolaire à domicile bénéficient d’un taux de réduction d’impôt sur le revenu équivalent à 50% des frais engagés (salaires+charges). Cet avantage entre dans le plafonnement des niches fiscales à 10.000 euros (plafond 2013). L’entreprise de soutien scolaire fournit au contribuable les justificatifs nécessaires.

Dès 2013, il y aura un allègement forfaitaire des charges de 75 centimes de l’heure et une obligation de déclarer la personne au salaire réel, et non plus au forfait comme il est encore possible en 2012. Malgré cette fiscalité séduisante, il faut faire un effort de trésorerie, c’est-à-dire être capable d’avancer les prix des cours, plus les charges sociales en attendant un allègement de sa feuille d’impôt. Ce n’est que l’année fiscale suivante que le contribuable sera en mesure de récupérer la moitié des dépenses sous forme de réduction d’impôt.

Laurence BOCCARA, Les Echos, 30/11/2012

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