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Services aux entreprises : tirer profit des conseils d'experts

18.10.2011, source : Les Echos.fr

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Problèmes de financement, problèmes juridiques, problèmes fiscaux... La vie d’une entreprise n’est pas toujours simple. Pour réagir, il est indispensable de se faire conseiller régulièrement. Avocats, experts-comptables et notaires constituent la garde rapprochée du dirigeant.


Prévenir plutôt que guérir. C’est désormais la devise d’Alain Bosetti depuis qu’il a déboursé 1.000 euros de frais d’avocat et 2.500 euros pour une transaction avec l’une de ses ex-salariées à cause d’un contrat de travail mal ficelé. « Si j’avais soumis ce contrat à mon avocat au départ, cela m’aurait seulement coûté 300 euros et des tracas en moins », insiste le dirigeant de l’agence de communication En Personne. Comme lui, des milliers de dirigeants sont aujourd’hui plus enclins à la prévention des risques dans leur entreprise. Leur point commun : ils se sont entouré de bons conseils.


Un expert-comptable « confident »

Outre l’avocat, il est important d’établir une relation étroite avec un expert-comptable. Il réalise les bilans de l’entreprise, il conseille sur l’achat ou la location de locaux, l’opportunité d’emprunter ou pas. « C’est aussi mon contrôleur de gestion. Nous évoquons la situation de l’entreprise et les directions à prendre. Je le consulte aussi sur ma situation matrimoniale et patrimoniale », poursuit Alain Bosetti. Pour trouver un expert-comptable compétent, pas le choix, il doit être inscrit à l’Ordre des experts-comptables, sinon c’est un simple conseiller en gestion. « L’inscription à l’ordre implique des obligations d’assurance, de qualité et de formation du professionnel », explique Serge Bottoli, vice-président du Conseil supérieur de l’Ordre des experts-comptables. Là encore, il faut privilégier la proximité car l’expert-comptable est un homme de terrain. « J’aime me rendre chez le client pour bien appréhender l’ampleur de la réalité de son business », ajoute-t-il.


Des avocats pédagogues

L’avocat est l’un d’entre eux. C’est lui qui épaule le chef d’entreprise en cas de contentieux avec un fournisseur, un client, un salarié... Lui qui conseille sur la structure juridique la mieux adaptée à l’activité, sur la validité des contrats... Même si le choix d’un avocat se fait souvent par bouche-à-oreille, il convient de prendre quelques précautions avant de s’engager. A commencer par la proximité. Une liste des avocats par région est par exemple disponible sur le site de l’ordre des avocats (www.cnb.avocat.fr). Une fois ces critères réunis, il faut en rencontrer plusieurs afin de comprendre qui travaille dans le cabinet (nombre d’associés et de collaborateurs). S’agit-il d’un cabinet spécialisé ou généraliste ? Est-il pédagogue ? Est-il joignable facilement en cas de coup dur ? Sa transparence sur ses honoraires est également primordiale. Facture-t-il au temps passé ? au pourcentage ? au forfait ? sur abonnement ? Les avocats sont tenus d’afficher leurs honoraires dans leur cabinet ou de remettre un document tarifaire. Voire d’établir une convention d’honoraires. Plus elle est détaillée, moins il y a de surprise au final.


Un notaire plus ou moins spécialisé

En cas d’opérations de croissance externe, de vente, de transmissions, d’investissement immobilier, mais aussi de délégation de pouvoir, de besoin d’authenticité d’un bail, de PV d’assemblée générale... le recours à un notaire est indispensable. C’est lui qui établit les actes authentiques, analyse les situations personnelles, propose les meilleures solutions fiscales... On le sait peu mais certains notaires sont plus spécialisés que d’autres, par exemple dans l’immobilier ou les fusions transfrontalières. Dans cette profession, les actes électroniques sont en cours de développement. Certaines études sont plus ou moins avancées sur le sujet : ce point doit être pris en considération car l’envoi de documents électroniques fait gagner du temps. Enfin, côté tarifs, moins de surprise que chez les autres experts car une partie du travail des notaires est réglementée par l’Etat. Toutefois, attention pour le versant « conseil » de leur job, les honoraires sont libres. Avant de signer, mieux vaut se faire préciser le tarif !


Sylvie LAIDET, Les Echos, 13/10/2011

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