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Services à la personne : le secteur n'échappe pas à la crise

07.10.2011, source : Les Echos.fr

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Les statistiques sur les emplois à domicile au deuxième trimestre, publiées hier par l’Acoss (qui chapeaute les Urssaf), ne sont pas bonnes. Les services à la personne, en plein essor pendant des années, avaient résisté au choc de la crise. Ils ne sont plus épargnés depuis la seconde moitié de 2010. Et la situation s’est aggravée au premier semestre.

Entre avril et juin, le nombre de particuliers employeurs a, certes, cessé de baisser, interrompant un mouvement engagé au début de l’an dernier. Mais cela n’a pas été le cas du volume horaire déclaré, qui a diminué de 1 % par rapport au trimestre précédent - un rythme « comparable à celui des deux derniers trimestres de 2010 », note l’Acoss - et de 3,2 % sur un an, pour revenir à 146,4 millions d’heures, soit un niveau équivalent à celui du début 2007. La masse salariale a, elle aussi, diminué au deuxième trimestre. Le début de l’année avait été marqué par un brusque sursaut lié à la revalorisation du SMIC au 1er janvier, après une baisse constante depuis le deuxième trimestre de 2010. Cela n’a pas duré. Entre avril et juin, la masse salariale s’est repliée d’environ 10 millions d’euros (-0,7 % ), à 1,328 milliard d’euros, soit un recul de 1 % sur un an.


Volume d’heures au plus bas

Encore le repli du secteur reste-t-il limité du fait de la constance de l’activité de garde d’enfant à domicile, qui a poursuivi sa tendance à une légère progression, que l’on considère le nombre d’employeurs (89.000, + 0,9 % sur le trimestre) ou la masse salariale (146,2 millions d’euros, + 0,6 % ). Le volume total des heures travaillées a néanmoins stagné (146,2 millions).


La panne, problématique car le secteur emploie beaucoup de salariés pas ou peu qualifiés, est nette du côté des emplois à domicile autres que de garde d’enfant (ménage, aide aux personnes âgées, etc.). Certes, un peu plus de personnes y ont eu recours qu’au trimestre précédent (2,016 millions, + 0,1 % ), mais leur nombre reste en baisse de 1,4 % sur un an. Surtout, le volume d’heures travaillées a baissé de 1,1 % sur trois mois, pour revenir à 128,4 millions, un plancher jamais atteint depuis le milieu des années 2000. Outre la conjoncture, la suppression de l’exonération forfaitaire de 15 points sur les cotisations des particuliers employeurs, entrée en vigueur au 1er janvier, pèse sur le dynamisme du secteur.


L. DE C., Les Echos, 06/10/2011

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