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Secteur immobilier : nouvelle baisse des prix en Ile-de-France

13.09.2009, source : Les Echos.fr

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Les prix des logements anciens ont baissé plus fortement à Paris qu'en banlieue, au second trimestre 2009, selon les notaires. Pour 2009, ils tablent sur une baisse de prix de l'ordre de 9% dans la capitale et de 12% en grande banlieue.

Assiste-t-on à une très légère amorce de sortie de crise dans l'immobilier résidentiel parisien ? Les notaires, qui viennent de publier leurs statistiques relatives aux ventes réalisées au second trimestre, osent l'espérer. Durant cette période, le nombre de transactions a reculé de 24%, alors qu'il avait chuté de 42%, un trimestre auparavant. Si l'on raisonne en type de bien immobilier, la baisse du nombre de transactions affecte davantage les maisons individuelles que celui des appartements. Pas de mystère: le prix moyen d'une maison est plus élevé que celui d'un appartement. En cette période de morosité économique, les particuliers sont plus nombreux à boucler leur plan de financement pour acheter un logement collectif qu'un logement individuel.


Accélération de la baisse des prix à Paris

Justement, sur le front des valeurs vénales des logements anciens, le second trimestre se caractérise par une accélération de la baisse des prix. A Paris, le prix moyen au mètre carré ressort à 6.060 euros, et s'inscrit en retrait de 4,2%, contre 2,1% au 1er trimestre. Aucun arrondissement n'est épargné par le mouvement baissier. Désormais huit arrondissements affichent des prix inférieur à 6.000 euros du mètre carré. Au 1er trimestre 2009, on n'en relevait que quatre, dans cette catégorie.

Dans seulement quatre arrondissements - le IV°, le V°, le VI° et le V°-, les prix dépassent la barre des 8.000 euros le mètre carré. Au cours du 1er trimestre, six arrondissements figuraient dans cette catégorie. Malgré cette glissade des prix, des biens exceptionnels peuvent atteindre de formidables prix. Ainsi par exemple tout près de l'Odéon, un appartement de 328 mètres carrés s'est signé 9,450 millions d'euros. D'où un prix de près de 29.000 euros le mètre carré!


Recul des prix en banlieue

En proche banlieue, les prix des appartements et des maisons ont perdu respectivement 2,7% et 2,8% au cours du second trimestre. Pour les appartements, le recul des prix atteint 4,2% en Seine-Saint-Denis et 2,7% dans les Hauts-de-Seine.

En grande couronne, les prix des appartements anciens et des maisons ont reculé respectivement de 3,3% et de 2,4% au cours du second trimestre. Dans ce secteur géographique, les ventes de maisons représentent quasiment la moitié des transactions. Le marché résiste bien près de Roissy. Ailleurs les prix ont baissé de manière significative.

En région parisienne, les notaires constatent " une baisse généralisée des prix, mais inégale en fonction des secteurs et des biens ". Nombre de détenteurs de prêts relais ont dû revoir sérieusement à la baisse leurs prétentions pour réussir à vendre de leur bien immobilier. En se basant sur le volume de promesses de vente signées au cours du troisième trimestre, les notaires remarquent une certaine reprise d'activité. Pour l'année 2009, ils tablent sur une baisse de prix de l'ordre de 9% dans Paris intra-muros et, de 12% en grande banlieue.

Plusieurs facteurs militent en faveur d'une reprise du nombre de transactions : la remontée du "pouvoir d'achat" immobilier des particuliers, la baisse des taux d'intérêt, le relatif assouplissement des conditions d'octroi de crédit, la déductibilité des intérêts d'emprunt pour la résidence principale. Mais le manque de confiance en l'avenir freine les ardeurs des candidats à l'accession à la propriété. La reprise de l'immobilier résidentiel attend le retour de la croissance économique.

Martine Denoune, Les Echos, 10/09/09

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