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Restauration rapide : des performances record pour Quick

12.02.2014, source : Les Echos.fr

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Quick a réalisé des ventes et un résultat opérationnel sans précédent en 2013.

Le retour en forme de Quick se confirme. Le groupe de restauration rapide, qui avait été déstabilisé il y a trois ans par l’intoxication alimentaire mortelle d’un adolescent chez un (ex-) franchisé d’Avignon, a effectivement réalisé une année 2013 record.

L’entreprise, contrôlée par la société de capital-investissement Qualium - liée à la Caisse des Dépôts et Consignations -, a annoncé avoir enregistré un volume d’affaires sous enseigne sans précédent, à 1,07 milliard d’euros, en hausse de 4,1 % par rapport à son niveau de 2012, l’essentiel de l’activité étant généré par les franchisés : ceux-ci ont représenté 74 % des ventes, avec 386 restaurants sur un total de 498 à la fin 2013.

Recentrer l’offre

L’activité de Quick a été soutenue en France, où se situe 76 % de son parc (379 établissements). Sur un marché en baisse de 0,2 %, le numéro deux du fast-food - derrière le géant McDonald’s France - a vu son volume d’affaires sous enseigne croître de 3,8 %, à 831 millions d’euros, et de 3,5 % à périmètre comparable. « On a travaillé sur la « top line » [les ventes, NDLR] en recentrant l’offre sur des produits simples qui parlent à tout le monde, par exemple le Triple Cheese, explique aux « Echos » le président du directoire de Financière Quick (holding de tête du groupe), Cédric Dugardin, en poste depuis début janvier 2013. En outre, souligne-t-il, Quick tire parti du programme de rénovation de son parc et de la remise à plat de sa communication, davantage tournée vers le client. « On s’était un peu égaré. La star chez Quick, c’est le burger [l’enseigne avait mis en scène ces dernières années le basketteur Tony Parker, NDLR] », résume Cédric Dugardin.

Par ailleurs, le groupe a nettement accru sa rentabilité opérationnelle avec un résultat d’exploitation qui a bondi de près de 61 %, à 60,1 millions d’euros pour un chiffre d’affaires de 641,2 millions (+ 2,5 % ). Cette amélioration des marges tient à une meilleure politique achats et à la lutte contre le gaspillage.

Concernant 2014, Cédric Dugardin pronostique « une année de stabilisation après une année 2013 de redressement ». Elle sera notamment marquée par une opération de communication à plusieurs facettes autour de l’émission phare de TF1, « The Voice ».

Christophe Palierse, Les Echos, le 12/02/2014.

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