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Restauration : la vente de la chaîne Chez Clément est finalisée

03.10.2012, source : Les Echos.fr

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Groupe Frères Blanc a, comme attendu, cédé sa petite chaîne parisienne à SDW Services, un groupe opérant dans la restauration et l’événementiel à Paris.

La petite chaîne de restauration parisienne Chez Clément (11 unités), mise en vente par Groupe Frères Blanc, est bien reprise par la société de restauration de concession et d’événementiel agissant dans la capitale SDW Services, comme l’avaient révélé le 20 septembre Lesechos.fr. L’accord a été officialisé ce vendredi. Le repreneur, qui est soutenu par un pool d’investisseurs privés, souhaite développer l’enseigne en France et à l’international, a-t-il été précisé dans un communiqué.

Plutôt méconnu, SDW Services, créé à la fin des années 1990 par un jeune entrepreneur passionné de restauration, Stanislas Dewynter, est a contrario bien plus visible à travers sa dizaine d’établissements à Paris dont Les Jardins de Bagatelle, Le Saut du Loup, Le Dauphine, le First Avenue (un bar « cosy »), entre autres, ainsi que l’hôtel Ermitage à Saint-Tropez. Globalement, son volume d’affaires s’élève à 36 millions d’euros. Avec Chez Clément, il avoisinerait les 70 millions.

Recentrage

Pour Groupe Frères Blanc, contrôlé depuis la fin 2005 par la Caisse des Dépôts et Consignations, l’heure est donc au recentrage sur ses grandes brasseries et restaurants de la capitale : Le Procope, Flora Danica, La Fermette Marbeuf, Au Pied de Cochon, Chez Jenny, Le Grand Café Capucines, entre autres. Groupe Frères Blanc, qui possède également un restaurant au Luxembourg, pèse environ 120 millions d’euros de chiffre d’affaires.

Le groupe avait engagé, il y a trois ans, un plan de relance qui accompagnait la mise en oeuvre d’une restructuration financière. A l’époque, Groupe Frères Blanc, repris fin 2005 par l’ex-CDC CI dans le cadre d’une opération de LBO, devait faire face à un endettement net de 160 millions d’euros (à la fin 2008) et digérer une croissance débridée, alors même que le retournement de conjoncture pesait sur le secteur. Pour redresser la barre, l’actionnaire majoritaire avait procédé dès juin 2008 à un changement de patron en faisant appel à Jean-Michel Texier, reconnu pour avoir redressé Pizza Pino.

Christophe PALIERSE, Les Echos, 28/09/2012

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