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Restauration : Groupe Flo s'adapte à une consommation en berne

06.08.2012, source : Les Echos.fr

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Dominique Giraudier, directeur général de Groupe Flo, a reconnu hier que «  Les Français ont freiné leurs dépenses superflues », en commentant les résultats semestriels de l’entreprise de restauration connue notamment pour ses enseignes Hippopotamus, Maître Kanter, Tablapizza ou encore Bistro Romain.

Sur cette toile de fond d’une consommation des ménages de plus en plus difficile, le groupe, qui exploite à ce jour 166 restaurants en propre (et 145 en franchise), a enregistré une baisse de 3,7 % de son chiffre d’affaires sur les six premiers mois de l’année par rapport à la même période de 2011, à 183,4 millions, pour un résultat opérationnel courant en retrait de 8 %, à 13,9 millions. Pour autant, toutes les enseignes ne sont pas affectées de la même manière. Bistro Romain, dont la disparition est annoncée à l’horizon 2013, a subi une baisse de 33 %, tandis que Hippopotamus, qui récupérera une grande partie des locaux laissés vacants, est parvenu à augmenter ses ventes de + 2,8 %.

Ces variations confirment la tendance observée par Dominique Giraudier : « le coeur d’offre souffre davantage. En revanche, les prix d’appel, pratiqués sur les pizzas ou les burgers, marchent très bien, à l’instar du haut de gamme ». En outre, les ménages tendant à diminuer leur consommation « festive », le soir et le week-end, ce sont désormais les formules du midi, autour d’une dizaine d’euros, qui tirent la consommation. Groupe Flo a enregistré une hausse de 10 % de ses ventes sur cette tranche horaire. Pour le directeur du groupe, les clients n’ont jamais été aussi à l’affût du « juste prix ».

Menus tout compris et cartes de fidélité s’imposent, mais les clients restent volatils. La fréquentation peut ainsi varier de 20 % dans un même restaurant, selon les soirs. Afin de conserver l’attractivité de ses prix, Groupe Flo a choisi de ne pas répercuter la hausse de la TVA sur la restauration à 7 % sur ses offres promotionnelles. Concernant les objectifs du second semestre, Dominique Giraudier reste prudent. Il attend de voir l’évolution des comportements des ménages à la rentrée, « quand les impôts et principales dépenses seront tombés ».


Charlotte HELIAS, Les Echos, le 03/08/2012

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