Réglementation : la majorité des vitrines éteinte la nuit

11.11.2014, source : Les Echos.fr

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Plus de 90 % des commerçants appliquent l’obligation d’éteindre leurs magasins la nuit, selon l’Anpcen.

Les commerçants français jouent le jeu de l’extinction nocturne. L’Association nationale pour la protection du ciel et de l’environnement nocturnes (Anpcen) vient de tirer un second bilan plutôt positif de l’obligation faite depuis juillet 2013 d’éteindre la nuit les bureaux inoccupés, les façades, enseignes, publicités et autres vitrines commerciales. Dans toutes les villes étudiées par les volontaires de l’association, 90 % des commerçants éteignent bien leur devanture, passé 1 heure du matin. A Strasbourg, par exemple, plus de 95 % des magasins coupent leur lumière, un progrès par rapport au premier bilan début 2014.

Cette mesure a été décidée à la suite de vingt ans de multiplication des points lumineux. Le ministère de l’Ecologie en attend des économies d’énergie à hauteur de 2 térawattheures, soit 200 millions d’euros par an. Pour l’association, c’est aussi le moyen de préserver l’obscurité, nécessaire à la faune.

En revanche, l’Anpcen dénonce l’application beaucoup plus clairsemée des mairies, censées éteindre leurs bâtiments publics. Dans des villes comme Lyon, Grenoble ou Chambéry, les hôtels de ville, des musées ou des monuments historiques restent illuminés.

L’association rappelle pourtant que les collectivités peuvent réaliser de fortes économies de la sorte. Elle cite le cas de Saumur, qui a réduit d’un tiers sa facture annuelle d’éclairage de 250.000 euros.

Selon elle, 10.000 communes pratiquent déjà cette extinction. Mais les militants regrettent que les pouvoirs publics réalisent peu de contrôles, alors que le décret de 2013 prévoit des sanctions contre les réfractaires.

Matthieu QUIRET, Les Echos, le 05/11/2014

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