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Rachat et vente d'entreprise : les banques, des conseils tous azimuts

27.10.2011, source : Les Echos.fr

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Les patrons soucieux de préparer la transmission de leur entreprise figurent dans le viseur des banques d’affaires.

Le rachat ou la vente d’une entreprise, même partielle, ne s’improvise pas. Et même s’il est possible de se passer des services d’une banque d’affaires pour ce type d’opération, peu de chefs d’entreprise et de fonds d’investissement contournent cette étape. « Un moment d’autant plus important que, pour bon nombre d’entrepreneurs, cela représente l’aboutissement d’une vie », constate Marc Dunoyer, directeur fusions & acquisitions chez Société Générale Mid Caps Investment Banking. Pour répondre à cette attente, une myriade de banques d’affaires proposent leurs services, parmi lesquelles beaucoup de banques de détail. Une double casquette assumée. « Nous sommes en étroite relation avec le réseau commercial de la banque. Notre intervention, très en amont, nous amène à suivre les entrepreneurs tout au long de leur parcours et à les orienter une fois la cession de leur entreprise réalisée », affirme Marc Dunoyer. L’objectif ? Pour la banque, le suivi de l’individu depuis sa volonté de céder son entreprise jusqu’à la gestion de sa fortune personnelle. Pour le client, un service clef en main lui proposant des offres de reprises et, une fois la transaction effective, des économies d’impôts sur le produit de sa vente.

Souvent liés, les services de conseil en fusions-acquisitions et de gestion de fortune ne s’intègrent pas toujours de la même façon au sein des établissements. Chez UBS, on privilégie le tout-en-un, avec un département de conseil M&A complètement intégré à la division gestion de fortune. Une proximité aussi marquée chez Oddo & Cie, qui conserve deux équipes bien distinctes. « Une réunion mensuelle est organisée entre les représentants des deux pôles et présidée par Philippe Oddo », détaille Florent Prats, directeur de la stratégie d’Oddo Banque Privée.


Confidentialité respectée

Un rapprochement fort des deux métiers que ne partagent pas toutes les banques d’affaires, à l’instar de la Compagnie Financière de Rothschild. « Dès lors qu’il y a un besoin identifié d’ingénierie patrimoniale ou de gestion de patrimoine, nous pouvons mettre nos clients en relation avec des équipes dans chacun de ces domaines. En revanche, nous sommes très soucieux déontologiquement de la stricte confidentialité de nos dossiers », explique David Laurent, président du directoire d’Edmond de Rothschild Entreprises Patrimoniales. Autant dire que les chefs d’entreprise auront l’embarras du choix. Car les banques, bien conscientes du nombre de PME françaises à transmettre, sont nombreuses à les courtiser.


Aroun BENHADDOU, Les Echos, 24/10/2011

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