Prêt-à-porter : Vivarte devrait céder André et Naf Naf début 2018

2017-10-31T18:05:00+02:00

31.10.2017, 


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Ces ventes devraient suivre celle de la filiale espagnole Merkal, qui doit être bouclée dans les jours à venir. La direction dément en revanche avoir mis en vente le chausseur Besson.

Le plan de cessions de Vivarte suit son cours. Le groupe d’habillement et de chaussures s’apprête ainsi à boucler la vente de sa filiale espagnole Merkal, sans préciser ni le montant de l’opération ni le nom du repreneur. Ce après la cession de Pataugas à Hopps Group, en mai, et celle de Kookaï à l’australien Magi en juillet.

Le PDG de Vivarte, Patrick Puy, a en outre précisé lors d’un comité de groupe le calendrier de cession d’André - enseigne historique du groupe - et de Naf Naf, dont la vente avait été annoncée en janvier, en même temps que deux plans sociaux, à La Halle aux chaussures et chez Vivarte Services, ainsi qu’une fusion des sièges de La Halle aux chaussures et de La Halle aux vêtements. Pour ces deux enseignes, la signature de la vente est programmée fin novembre début décembre, pour un bouclage de l’opération début 2018. Là encore, l’identité des repreneurs n’est pas divulguée.

Quel avenir pour Besson ?

Le sort de Besson, enseigne de chaussures de périphérie, reste plus incertain. Mercredi 25 octobre, les syndicats CGT et SUD annonçaient dans un communiqué que l’enseigne avait trouvé un acquéreur et s’indignaient : « Nous voilà face à un nouvel acte qui montre bien que les actionnaires du groupe et leur homme de main Patrick Puy sont capables de s’asseoir sur à peu près tous leurs engagements ».

Ce alors que le PDG, arrivé aux manettes fin 2016 en remplacement de Stéphane Maquaire, avait annoncé il y a quelques mois recentrer Vivarte sur sept marques : les deux Halle, Caroll, Minelli, San Marina, Cosmoparis... et Besson. Selon les syndicats, qui continuent à craindre un démantèlement de Vivarte, l’opération viserait, dans l’esprit des dirigeants, à achever de désendetter le groupe.


Dans l’attente des résultats

La direction a aussitôt démenti ces affirmations. « Nous étudions toutes les pistes mais aucune décision n’a été prise sur Besson, qui pour l’heure n’est pas à vendre », précise-t-on chez Vivarte.

Prochain rendez-vous attendu, la publication, vers la mi-novembre, des comptes 2017-2018 de Vivarte. On saura alors si la restructuration mise en oeuvre ces derniers mois a commencé à porter ses fruits. Et si le groupe peut repartir sur des bases saines.

Elsa DICHARRY, Les Echos, le 26/10/2017

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