Les secteurs

Prêt-à-porter : Tara Jarmon va ouvrir ses premières boutiques à l'étranger

18.03.2012, source : Les Echos.fr

imprimer

La griffe de prêt-à-porter va inaugurer entre 8 et 12 magasins cette année à l’étranger, dont les premiers à Londres. Présente depuis dix ans à l’export, elle était jusque-là vendue essentiellement via des détaillants.

La marque de prêt-à-porter féminin Tara Jarmon a décidé de se déployer hors de France avec des boutiques qu’elle détiendra elle-même. Depuis une dizaine d’années, la griffe s’est développée à l’étranger via un millier de détaillants multimarques et une trentaine de magasins en partenariat. Connue pour ses petites robes et son goût de la couleur, la marque est déjà présente dans 62 pays, de l’Australie à la Finlande. Et l’export représente près de 50 % de ses ventes.

Mais elle veut passer la vitesse supérieure, après un premier test avec deux magasins en propre, à Genève depuis 2008, puis à Bruxelles l’an dernier.

« Nous allons pousser l’internationalisation de notre réseau, avec 8 à 12 ouvertures prévues en 2012, explique Vittorio Orebi, le directeur commercial. Nous en avons les moyens. Tara Jarmon est désormais une marque, dont les produits sont reconnus par les femmes du monde entier. »

C’est à Londres que la griffe va d’abord poser ses valises, en ouvrant trois boutiques au premier semestre, dont une sur Bond Street, l’artère de la mode. Avant de mettre le cap sur Madrid, Zurich ou encore Munich. Au-delà de l’Europe, Tara Jarmon espère bien faire dès cette année ses premiers pas sur le marché américain en ouvrant une enseigne à New York. Présente en Chine depuis trois ans, avec un partenaire local, elle va y doubler le nombre de ses points de vente cette année pour atteindre un total de 23. « Tous ces projets ne signifient pas que notre développement en France est achevé, reprend Vittorio Orebi. Nous avons 28 boutiques dans l’Hexagone, dont 9 avec des affiliés. C’est par ce biais que se feront les futures inaugurations. »


Une seconde ligne

Avec cette accélération, la société fondée en 1995 vise une hausse de 15 % de son chiffre d’affaires cette année. Il a atteint près de 45 millions d’euros en 2011, en progression de 20 % à surface comparable. Née de la rencontre entre une jeune étudiante canadienne et son mari, David Jarmon, issu du prêt-à-porter masculin, la marque a souffert de la crise en 2009. Depuis, son activité est bien repartie. « Nous avons continué de suivre notre ligne directrice, faire un beau produit à un prix abordable, sans chercher à casser les prix, reprend le directeur. Ce qui nous permet de fidéliser notre clientèle, qui retrouve année après année ce qu’elle attend de la marque, et d’élargir le cercle. » Le prix moyen des articles est de l’ordre de 260 euros.


L’an dernier, la styliste a lancé une seconde ligne, « Mademoiselle Tara », qui vise les 18 à 25 ans, avec des modèles plus décalés et des tarifs de près de 20 % moins chers. Un relais de croissance pour l’entreprise.

La production, elle, est réalisée en majorité dans les pays de l’Est. « Nous achetons nous-mêmes les tissus, les boutons..., et nous contrôlons étroitement la qualité », assure le responsable.

Tara Jarmon, dont le premier magasin a ouvert à Saint-Germain-des-Prés en 1995, suivi, au vu de son succès, l’année suivante par un autre sur les Champs-Elysées, est toujours détenu à 100 % par ses fondateurs.


Dominique CHAPUIS, Les Echos, 15/03/2012

Dernières actualités