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Prêt-à-porter : Paul Smith tente à nouveau sa chance sur le marché chinois

18.05.2012, source : Les Echos.fr

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Cinq ans après avoir jugé ce marché « extrêmement dangereux », Paul Smith ambitionne d’y ouvrir 24 points de vente en cinq ans. Il a décidé cette fois de s’associer à un partenaire de Hong Kong, qui gérera ses opérations en franchise.

Cinq ans après avoir dû quitter la Chine pour éliminer un foyer de pertes se révélant trop important, le britannique Paul Smith tente à nouveau sa chance sur ce gigantesque marché.

Le designer connu pour ses rayures colorées va ouvrir 24 points de vente dans les cinq ans à venir, dont un magasin amiral de 465 mètres carrés à Shanghai. Son partenaire sera le hong-kongais ImagineX, qui sert déjà de point de passage vers la Chine à plusieurs marques occidentales et qui gérera cette opération Paul Smith en franchise.

Revenir sur le plus important des pays émergents n’était pas évident pour le couturier anglais originaire de Nottingham, dont la société non cotée réalise des profits avant impôts de 27 millions de livres, pour des ventes de 171 millions (215 millions d’euros).

Paul Smith avait qualifié en 2007 ce marché d’ « extrêmement dangereux » car les loyers y étaient très élevés et « les Chinois ne cherchaient que des vêtements pour couvrir leur corps ». Alice Wong, la directrice d’ImagineX, estime cependant que le marché a grossi et qu’il est devenu plus mature. Comme en Occident, le consommateur recherche de plus en plus les petits détails le distinguant de ses semblables, une spécialité de Paul Smith. Le Boston Consulting Group calcule que le marché de l’habillement chinois va plus que tripler de 2010 à 2020, à 138 milliards de livres.


Le luxe est tiré par les hommes

Le groupe Burberry, un autre britannique, y affiche d’ailleurs de grandes ambitions et souligne combien le marché du luxe y est tiré par les hommes, le créneau sur lequel Paul Smith a acquis sa réputation.Si le groupe réalise l’essentiel de ses revenus en Europe, Paul Smith est déjà présent ailleurs en Asie. Il exploite notamment des magasins à Hong Kong, à Singapour, à Taiwan et aux Philippines.

Surtout, il compte 61 magasins au Japon, où il surfe sur l’affection que portent beaucoup d’habitants aux marques européennes à la mode.


Nicolas MADELAINE, Les Echos, le 16/05/2012

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