Les secteurs

Prêt-à-porter : Marks & Spencer veut s'adapter à la demande locale

26.05.2011, source : Les Echos.fr

imprimer

Les nouveaux formats de magasins devraient bénéficier d'un design amélioré et tiendront compte de cinq critères locaux : la fréquentation, la démographie, la concurrence, la spécificité régionale et l'ethnicité.


Le distributeur britannique Marks & Spencer a fait part hier de sa volonté de beaucoup mieux tenir compte de la demande locale pour chacun de ses magasins. Les investisseurs se sont cependant inquiétés de la prudence du nouveau directeur général du groupe, Marc Bolland, pour l'avenir et ont sanctionné le titre, qui perdait près de 3 % en fin d'après-midi.


Les nouveaux formats de magasins devraient bénéficier d'un design amélioré et tiendront compte de cinq critères locaux : la fréquentation, la démographie, la concurrence, la spécificité régionale et l'ethnicité. « C'est quelque chose que le groupe n'a jamais fait auparavant », a expliqué Marc Bolland, en précisant que l'expérience commencerait en octobre. Sur son exercice achevé le 2 avril, le groupe a réalisé un bénéfice net annuel de 612 millions de livres (704 millions d'euros), pour un chiffre d'affaires de 9,7 milliards de livres, en hausse de 4,2 %. L'année en cours risque d'être plus difficile, en raison des mesures d'austérité pesant notamment sur les ménages britanniques.


Numéro un du vêtement

M&S est le numéro un de la distribution de vêtements du Royaume-Uni et détient également une des principales chaînes de supermarchés alimentaires du pays. Il continue à réaliser la grande majorité de son activité dans son pays d'origine, mais le chiffre d'affaires à l'international a grimpé plus vite l'an passé qu'au Royaume-Uni, pour atteindre le seuil du milliard de livres, une bonne surprise pour les analystes.


Marc Bolland a réaffirmé aussi sa volonté d'accélérer le déploiement de la marque à l'étranger. L'année 2011 sera ainsi marquée par son retour en France. Pour certains analystes, le groupe va avoir besoin d'investir davantage que ce qu'il a prévu pour croître à l'international, même si l'essentiel sera par le biais de franchises. Or il lui est difficile de réduire son dividende, qu'apprécient les investisseurs.


NICOLAS MADELAINE, Les Echos, le 25.05.2011

Dernières actualités