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Prêt-à-porter : LuluCastagnette multiplie les accords de licence

28.01.2012, source : Les Echos.fr

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La marque d’habillement est à la tête d’un portefeuille d’une trentaine de licences. Après les bagages, les lunettes ou les chaussures, elle va mettre son nom sur une ligne de maquillage et se développe en Corée.

Sur le modèle de Pierre Cardin, la société LuluCastagnette est en train d’étendre son territoire en multipliant les accords de licence. Une trentaine à l’heure actuelle. La griffe se décline déjà sur les bagages, les chaussures, les parfums ou les lunettes. Cinq nouvelles licences doivent voir le jour cette année. Des articles de puériculture LuluCastagnette sortiront en mai grâce à un accord avec Jemini. Une ligne de maroquinerie pour les petites filles, signée avec ATM, va être lancée cet été.

Mais la grande nouveauté, ce sont les maquillages promis pour octobre. La société a fait ici confiance à Debruyère, une jeune entreprise fondée par deux soeurs qui ont fait leurs classes chez Guerlain. A l’étranger, deux partenariats sont aussi sur le point d’être conclus avec des groupes coréens, dans la maroquinerie et les accessoires de ski pour enfants.

Le virage stratégique a été opéré en 2009. Fondée quinze ans plus tôt, LuluCastagnette avait atteint un seuil dans son développement. La société disposait de 70 boutiques et de 180 salariés. De 5 millions en 1997, son chiffre d’affaires était monté à 40 millions en 2003 grâce notamment à son style plébiscité par les ados. « Il fallait passer la vitesse supérieure. J’ai été sollicité par des fonds, mais je n’ai pas voulu perdre mon bébé », raconte Charles Lahmi, le fondateur, toujours aux commandes.

Après deux ans de réflexion, le dirigeant abandonne la fabrication et réduit son équipe à 15 personnes pour s’occuper de la création et des licences. « Je m’en félicite aujourd’hui. La marque est toujours vivante et j’ai retrouvé une vie normale. »


Site de vente en ligne

Ce modèle économique permet à l’entreprise d’échapper aux aléas de la conjoncture. Si l’habillement est en perte de vitesse, les ventes de bagages ou de lunettes peuvent compenser le recul. « Aucun de nos partenaires ne pèse plus de 15 % de notre chiffre d’affaires », note le patron. Les ventes aux consommateurs sont ainsi passées de 43 millions d’euros en 2010 à 53 millions l’an dernier. Et elles devraient encore progresser cette année.


LuluCastagnette risque-t-il de perdre son identité dans ces développements tous azimuts ? « Non, assure Charles Lahmi. Nous ne signons que quand il existe une légitimité entre la marque et le produit. Nous refusons beaucoup de projets. » Dans la liste de ses licenciés figurent de grandes entreprises comme Lagardère Active ou Eminence, et des petites telNorprotex.

En décembre, LuluCastagnette a lancé un site de vente en ligne. Une vitrine qui lui permet de présenter l’ensemble de son univers disparate et lui assure une nouvelle visibilité. « Le premier jour des soldes, nous avons réalisé près de 15.000 euros de ventes », se réjouit le fondateur.


Dominique CHAPUIS, Les Echos, 25/01/2012

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