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Prêt-à-porter : CdeC met du style dans les garde-robes enfantines

08.06.2011, source : Les Echos.fr

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La petite marque parisienne bobo-chic fait son chemin et grandit avec sa clientèle. Elle multiplie les magasins et espère doubler son chiffre d'affaires cette année.


Les enfants grandissent toujours trop vite... sauf pour CdeC. La petite marque parisienne spécialiste de la mode enfantine a décidé de « grandir avec la clientèle » qui lui est fidèle depuis ses débuts, en 2006 : elle s'attaque, à la rentrée, au marché des vêtements pour adolescent(e)s. Un nouveau défi après avoir successivement exploré l'univers des tout-petits (listes de naissance), celui des parfums ou encore des bijoux pour enfants. « Il y a beaucoup à faire ! Plusieurs niches de la mode enfantine, comme le marché des préadolescents, restent à exploiter », s'enthousiasme la dirigeante de l'entreprise, Cordelia de Castellane. Autodidacte mais loin d'être novice, la créatrice navigue dans l'univers de la mode depuis son plus jeune âge, chez Chanel mais surtout chez Ungaro. La mode est, chez elle, une affaire de famille. C'est d'ailleurs dans son propre foyer qu'elle a puisé son inspiration. « Je ne trouvais jamais ce que je voulais pour mes enfants. Les vêtements étaient soit haut de gamme mais chers, soit bon marché mais "streetwear". Moi je voulais une mode raffinée, parisienne, mais abordable, à moins de 40 euros », explique cette mère de quatre enfants âgés de 11 ans à 4 mois. Sa progéniture sera son premier modèle ; les collections grandiront « avec elle ». Le bouche-à-oreille, les ventes privées chez les particuliers, feront le reste.

En 2007, CdeC embauche ses premiers salariés. Ils sont aujourd'hui 20. La société, essentiellement détenue par les deux familles fondatrices - la créatrice et sa cousine -, affiche une boulimie de confection. Chaque saison ou presque apporte son lot de nouveautés, de couleurs, de tailles - de 2 à 14 ans -, de gammes (270 références cet été). La société, qui fait produire ses vêtements en Asie et au Portugal, se vit encore « comme une petite parmi les grandes ». Mais une « petite » en plein essor : 200.000 vêtements seront produits en 2011 contre 90.000 l'an passé. CdeC, qui a ouvert un site Internet, s'enorgueillit de près de 10.000 visiteurs mensuels, mais sa créatrice mise plutôt sur les magasins. La marque est déjà présente dans 110 boutiques multimarques (Galeries Lafayette, Printemps...). Et trois ans après avoir ouvert à Paris son premier magasin « en propre », elle en possède désormais dix - six en propre, quatre en franchise. Le dernier vient d'être inauguré à Lyon. « Lyon est notre première boutique provinciale qui n'est pas une multimarque. Si cela marche, nous regarderons les autres grandes villes », affirme Cordelia de Castellane, qui espère atteindre douze magasins l'an prochain. La marque est également très présente hors de l'Hexagone en Belgique, à Londres, à Athènes et Genève. Les étrangers - et notamment américains -représentent désormais les deux tiers de sa clientèle. Une progression qui fait espérer à CdeC une envolée de son chiffre d'affaires de 1,8 million d'euros en 2010 à 3,5 millions en 2011 et à 5 millions en 2012.


Laurence ALBERT, Les Echos, 06/06/2011

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