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Prêt-à-porter : Bruno Saint Hilaire cherche un repreneur

21.12.2010, source : Les Echos.fr

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Le fabricant de vêtements de milieu et haut de gamme Bruno Saint Hilaire à Balma (Haute-Garonne) vient d'être placé en procédure de sauvegarde par le tribunal de commerce de Toulouse et cherche un repreneur. Le fonds Activa Capital veut en effet céder ses 80 % acquis début 2008. L'entreprise a mandaté la banque d'affaires Lincoln International pour trouver un investisseur financier ou industriel. « J'ai entamé des discussions et je veux finaliser l'opération d'ici à avril 2011 », indique Nicolas Roux, président du directoire de Bruno Saint Hilaire. La sauvegarde, qui gèle les dettes, doit faciliter la recherche d'un acquéreur.


La marque de prêt-à-porter spécialisée dans les textiles « intelligents » (tissus extensibles, à température régulée, etc.) traverse une passe difficile. Son chiffre d'affaires est passé de 40 millions d'euros en 2008 à 34 millions en 2009 et un peu plus de 30 millions prévus en 2010. « Nous avons été affectés par la baisse de la consommation, mais aussi par la crise du textile européen qui a mis à mal certains de nos fournisseurs », explique Nicolas Roux.


Le fabricant se restructure en fermant ses points de vente dans les Galeries Lafayette et en supprimant 40 emplois, ce qui ramènera son effectif à 120 salariés. Il reste implanté dans 12 magasins du Printemps et un millier de boutiques multimarques.


Ses vêtements pour les femmes n'ayant pas rencontré le succès espéré, il recentre sa collection féminine sur les seuls pantalons et ferme son magasin de Toulouse. Il renforce en revanche sa gamme de vêtements masculins. Il va aussi changer la communication de la marque en mettant moins en avant l'aspect technologique de ses produits. « Nous allons nous positionner sur les notions d'élégance et de mobilité, tout en insistant sur la qualité des matières et de la fabrication », dit Nicolas Roux. L'entreprise fabrique aussi depuis 2009 une gamme de sportswears sous licence Mephisto qui connaît une croissance de 15 % par an et pèse 10 % des ventes.


Développement à l'export

Quand il aura trouvé un nouvel investisseur, le fabricant pense développer sa propre distribution en ouvrant une quinzaine de magasins en France entre 2012 et 2015. Il ne compte pour le moment que trois magasins affiliés à Aix-en-Provence, à Gap et au Mans. Il souhaite aussi accroître la part de son chiffre d'affaires à l'exportation (20 % actuellement). Il a déjà trouvé un partenaire pour ouvrir des points de vente en Chine en 2011.


LAURENT MARCAILLOU, Les Echos, 16.12.2010
CORRESPONDANT À TOULOUSE

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