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Pour endiguer le recul de son activité, Groupe Flo mise sur la qualité

04.03.2013, source : Les Echos.fr

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Affecté par la crise dans le secteur de la restauration, Groupe Flo mise sur la qualité et limite son développement.

« 2011 avait été un avis de tempête, 2012 la tempête, 2013, c’est encore la tempête » : à l’occasion de la présentation des résultats annuels 2012 de Groupe Flo, son directeur général, Dominique Giraudier, n’a pas fait dans la langue de bois hier pour brosser un état des lieux de la restauration commerciale, confrontée à une « crise de la consommation ». L’an dernier, cette dernière a d’ailleurs affecté le groupe, un poids lourd avec ses chaînes Hippopotamus, Tablapizza, et Maître Kanter, et ses brasseries (au total, 312 restaurants, dont 166 en propre).

Baisse plus prononcée en province

L’entre prise a vu son résultat opérationnel courant fléchir de 20,3 % par rapport à 2011, à 26,3 millions d’euros, pour un chiffre d’affaires de 365,8 millions, en retrait de 4,3 %, le volume de vente sous enseignes, qui inclut l’activité des franchisés ayant fléchi de 6 %, à 552,4 millions. Par ailleurs, son résultat net consolidé a reculé de près de 17 %, à 12,5 millions.

La baisse de la fréquentation a été toutefois contrastée. Elle a concerné bien davantage la province - avec des chutes de chiffre d’affaires pouvant atteindre 15 % - que Paris et l’Ile-de-France. En outre, deux segments de marché ont tiré l’activité : la pizzeria avec des premiers prix « accessibles » et le haut de gamme avec les brasseries.

Dans ce contexte déprimé, et alors que le secteur s’achemine vers une nouvelle hausse de TVA - le taux réduit passant de 7 % à 10 % début 2014 - sa direction confirme, pour ne pas dire accentue, ses orientations.

L’heure est plus que jamais à la qualité, en particulier chez Hippopotamus avec ses filières viandes (85 % des viandes sont d’origine française, sachant que 55 % sont des viandes de race). Il s’agit là d’ailleurs d’un probable axe de communication au vu de l’ampleur du « scandale de la viande », même si ce dernier affecte l’activité de la principale enseigne du groupe (176 unités, dont 95 en propre). Par ailleurs, l’expansion du parc de la société sera modéré et ciblé, avec un recours prononcé à la franchise.

Christophe PALIERSE, Les Echos, 01/03/2013

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