Les secteurs

Oséo a accompagné 23.500 PME en 2009

28.12.2009, source : Les Echos.fr

imprimer

Les deux tiers du soutien financier de la banque publique Oséo ont pris la forme d'aide à la trésorerie. Le reste a servi à financer des investissements.

Proximité de la trêve des confiseurs oblige, Patrick Devedjian avait choisi hier de visiter l'atelier de fabrication du chocolatier Patrick Roger, dans les Hauts-de-Seine, pour faire un premier bilan de l‘action d'Oséo en faveur des PME pour l'ensemble de l'année 2009. Il est vrai que, même arrêtés à la date du 15 décembre, les résultats engrangés par Oséo sont encourageants. Quelque 23 500 entreprises ont ainsi bénéficié d'un accompagnement de la banque publique. La grande majorité d'entre elles - 16 500 précisément -a bénéficié avant tout d'aides pour renforcer leur situation de trésorerie. Quelque 3,5 milliards d'euros de prêts bancaires par Oséo leur ont ainsi été distribués dans ce but. Les autres - 7 500 PME -ont été avant tout accompagnées dans le financement de leurs projets d'investissement. Elles ont bénéficié d'environ 1,3 milliard d'euros de prêts en partenariat avec les banques et de 1,2 milliard d'euros de prêts bancaires garantis.

Aides à l'investissement.

Pour l'heure, c'est essentiellement l'industrie des régions du Nord, de l'Est et du Sud-Est qui a bénéficié des plus importants soutiens en trésorerie. « Souvent pour des petits montants, même si nous avons aidé un nombre important d'entreprises de taille intermédiaire », reconnaît d'ailleurs Joël Darnaud, le directeur général délégué d'Oséo. Par contre les aides à l'investissement ont, elles, avant tout bénéficié à des entreprises des services.

Selon les responsables d'Oséo, l'année 2010, qui voit une partie des mesures d'accompagnement reconduite, devrait aboutir à une plus grande part des financements d'investissement par rapport aux soutiens de trésorerie. Tout du moins dès lors que la reprise se confirmera. Mais même si cette dernière permet d'améliorer la santé financière des PME et explique pourquoi le ministre de la Relance, Patrick Devedjian, a estimé, hier, que le soutien d'Oséo se fera dans les mois qui viennent « sur un rythme progressivement moins important », l'année 2010 risque d'être toujours délicate pour nombre de chefs d'entreprise dès lors qu'ils demanderont un soutien financier. « Car les bilans qui seront présentés décriront les difficultés passées alors que la situation sera en passe de s'améliorer », s'inquiète encore Joël Darnaud, en espérant que les banquiers sauront alors adapter leur grille de lecture lorsqu'il s'agira d'accorder de nouveaux financements.

C.F., Les Echos,23/12/2009

Dernières actualités