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O'Sushi préfère la province à Paris

08.04.2010, Information communiquée par l'enseigne

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Pour développer son enseigne O'Sushi, le Niçois Dominique Catella a choisi de jouer la carte de la province, il préfère laisser Paris à ses concurrents. Il y a douze ans, cet ancien cadre de l'agroalimentaire a fait le pari de la cuisine exotique pour lancer son entreprise. Il a finalement abandonné les nems pour se concentrer sur le sushi avec une formule de restauration rapide. Depuis l'ouverture, en 2001, du premier magasin au coeur du plus grand centre commercial des Alpes-Maritimes, Cap 3000 à Saint-Laurent-du-Var, il a essaimé dans le Grand Sud, où O'Sushi compte aujourd'hui une vingtaine de boutiques et corners.

« Nous faisons trois métiers, explique Dominique Catella, la production, la logistique et la vente. » Pour desservir deux fois par jour les différents points de vente, l'atelier de fabrication ne doit pas être trop éloigné. Evasion Culinaire, la société qui exploite l'enseigne O'Sushi, en a installé trois. Le premier à Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) pour couvrir les besoins de Menton à Toulon, un autre à Lyon et un troisième à Toulouse. Le quatrième, qui sera le plus grand, est encore dans les cartons. « Nous allons démarrer les travaux avant la fin de l'année à Lançon-de-Provence. Cet atelier de fabrication de 2 400 mètres carrés, pour un investissement de 3,5 millions d'euros, permettra de desservir les points de vente de Montpellier à Toulon », explique Dominique Catella. Sur cette zone, vont se concentrer les ouvertures dans les prochains mois : trois à Marseille, trois autres à Plan de Campagne, Nîmes et Montpellier. Outre la consommation sur place et la vente à emporter, O'Sushi, installé en priorité dans des centres commerciaux, assure aussi la livraison à domicile.

« Nous réalisons 15 % de notre chiffre d'affaires avec les traiteurs et restaurants », ajoute le président-directeur général d'Evasion Culinaire, qui annonce pour 2009 une croissance de 22 % malgré la crise. De 7 millions d'euros en 2009, le chiffre d'affaires devrait passer, si les objectifs sont atteints, à 10 millions d'euros avec une trentaine de boutiques en 2010. Pour asseoir son développement et se donner les moyens nécessaires pour disposer, à un horizon de sept ans, d'une centaine de points de vente, exploités en direct ou sous forme de franchise, Evasion Culinaire a fait entrer, en mai 2009, à son capital (à hauteur de 34 % ), un industriel de la grande distribution dont Dominique Catella préfère ne pas révéler le nom. Les prochaines étapes de son déploiement passeront par le Nord, dans la région lilloise, puis par l'Ouest, autour d'Angers, qui accueilleront, à partir de 2011 pour la première et 2013 pour la seconde, les deux nouveaux ateliers de fabrication.

Christiane Navas, Les Echos, 02.04.2010

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