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Michel-Edouard Leclerc appelle les certificats d'économies d'énergie à la rescousse

25.12.2012, source : Les Echos.fr

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L’enseigne voudrait utiliser une part des certificats d’économies d’énergie pour financer ses bornes de recharge électrique.

Michel-Edouard Leclerc avance sa solution pour hâter le déploiement des bornes de recharge électrique. Il faudrait, selon lui, intégrer les coûts d’installation de ces infrastructures dans le dispositif des certificats d’économies d’énergie (CEE). Tout comme les particuliers peuvent, à ce titre, bénéficier d’un rabais substantiel pour une chaudière à basse consommation ou de tout autre équipement générant des gains d’énergie, les grandes enseignes seraient éligibles à ce type d’aide.

Les enjeux sont loin d’être négligeables pour Leclerc. Le groupe, en tant que distributeur de carburant, fait partie des entreprises tenues de s’acquitter d’un quota d’achat de CEE. Sur la période 2011-2013, cette obligation se chiffre à 300 millions d’euros, ce qui place le groupe de distribution en quatrième position derrière Total, GDF Suez et EDF. La troisième période, qui devrait jouer entre 2014 et 2016, pourrait lui coûter 800 millions, soit encore l’équivalent de 40 térakilowattheures d’économies d’énergie à financer.

Actuellement, sur les 270 actions couvertes par les CEE, 20 seulement portent sur le secteur des transports et aucune sur les infrastructures légères d’alimentation électrique. La situation pourrait évoluer. L’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) a été saisie d’une demande par l’Avem, une structure de promotion du véhicule électrique. Une étude est en cours qui doit déterminer l’importance des gains énergétiques générés par cet engin par rapport au véhicule thermique. S’il y en a ! L’analyse prend en effet en compte l’énergie utilisée pour produire la voiture électrique et tous ses composants, notamment les batteries, dont le recyclage est coûteux.

S’il obtient gain de cause, Leclerc, comme toutes les enseignes qui vendent du carburant, pourra reprendre d’une main ce qu’il aura donné de l’autre.

Joël COSSARDEAUX, Les Echos, 19/12/2012

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