Les secteurs

Meubles : les niches qui résistent en France

12.04.2014, source : Les Echos.fr

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Le marché de l’ameublement est en recul dans l’Hexagone. Mais certains secteurs se portent bien, grâce à l’export.

Alors que le Salon mondial du meuble vient de s’ouvrir à Milan, le secteur reste sous tension en France. L’an dernier, le marché a reculé de 2,9 %, à 9,3 milliards. « Son plus bas niveau depuis 2009 », selon l’Union des industries françaises de l’ameublement (Unifa). Ce qui s’est de nouveau traduit par de lourdes pertes d’emplois, estimées à 9 % des effectifs. Pourtant, la filière (45.400 salariés) abrite des niches de marché qui résistent et qui s’avèrent fortement exportatrices, comme le mobilier de style ou contemporain haut de gamme. « C’est un marché de prescription. Les entreprises travaillent pour des décorateurs ou des architectes qui interviennent pour des clients partout dans le monde, précise Jean-François Stordeur, le délégué général de l’Unifa. Un savoir-faire sur lequel la France a démontré sa pertinence. » Henryot, Grange ou Laval travaillent pour ces grandes signatures. Au total, 83 % des entreprises de l’ameublement emploient moins de 10 salariés, et 2,5 % plus de 50. Parmi ces dernières, on compte des poids lourds comme Cinna, Ligne Roset et Steiner, dont l’expansion se fait à l’international. « Ces groupes ont souffert, car tous leurs marchés sont tombés en berne en même temps. Mais les signaux reviennent au vert, notamment aux Etats-Unis », complète le délégué.

Innovations dans la literie

Autres points forts, le meuble de cuisine, avec des marques connues, comme Schmidt, Mobalpa ou Arthur Bonnet. Un segment affecté l’an dernier par le ralentissement de la construction. Les spécialistes de la literie, avec des références comme Dunlopillo, Treca, Epeda ou Bultex, sortent eux aussi leur épingle du jeu. Les innovations constantes, comme la mémoire de forme, soutiennent les ventes.

La majorité des sociétés de meubles, proches de l’artisanat, préfèrent limiter les embauches. « Il leur faut de la flexibilité pour faire face aux creux, explique Jean-François Stordeur. Une petite taille leur permet aussi de maintenir un dialogue direct entre un décorateur et le chef d’entreprise, qui maîtrise l’ensemble du processus de production. »

Dominique CHAPUIS, Les Echos, le 10/04/2014.

Les chiffres clefs

45.400 Le nombre de salariés en production dans la filière.

- 2,9 % Le recul du marché en 2013

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