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Médicaments : Leclerc promet une baisse de prix de 25 à 30 % 

07.02.2013, source : Les Echos.fr

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Michel-Edouard Leclerc a réitéré hier sa volonté de vendre les médicaments non remboursés. Il promet une baisse de prix de 25 à 30 %.

Michel-Edouard Leclerc pourrait faire sienne la citation attribuée à Voltaire : « Les pharmaciens sont des épiciers prétentieux » ! Près de cinq ans après le début de son offensive contre les tenants d’officine, le président des Centres Leclerc a de nouveau manifesté, hier sur Canal+, sa volonté de vendre des médicaments non remboursés, dits OTC ( « over the counter » en anglais), c’est-à-dire en libre-service et disponibles sans ordonnance, dans les magasins de l’enseigne avec l’objectif de pratiquer des prix inférieurs de 25 à 30 %  par rapport aux officines. Il avait déjà fait des déclarations similaires au « Parisien » le 1 er janvier.

« Pour vendre de la dermo-cosmétique et du lait pour nourrissons, nous avons le pharmacien donc, à partir du moment où ils sont chez nous, nous ambitionnons de vendre des médicaments, notamment les médicaments qui ne sont plus remboursés, qui ne sont plus remboursables », a-t-il indiqué hier.

« Aujourd’hui, il n’y a pas vraiment beaucoup de concurrence entre les officines […], il y a un écart de 1 à 2 dans le prix des produits de pharmacie. Donc, on va essayer de mettre un peu de concurrence dans ce secteur », a poursuivi le distributeur pour lequel la santé est l’un des deux vecteurs de développement du groupe, avec la culture.

Aujourd’hui, les Centres Leclerc exploitent 180 parapharmacies et emploient 210 docteurs en pharmacie. Le marché des médicaments non remboursés est estimé à 2 milliards d’euros, soit plus de 5 % du chiffre d’affaires des officines.

« Une baisse moyenne de 20 à 30 % »

Alors qu’il est en train de lancer son portail de vente sur Internet, en commençant par les produits touristiques et les biens culturels (à partir d’avril), Michel-Edouard Leclerc regarde aussi la vente en ligne de médicaments, autorisée depuis le 1er janvier. « La vente sur Internet se soldera, selon moi, par une baisse moyenne de 20 à 30 % à terme. le problème, avec le système actuel, c’est que les pharmacies qui vont se lancer sur le Web n’auront pas les moyens logistiques d’une livraison nationale. Avec notre réseau [le mouvement Leclerc compte 520 Centres Leclerc, NDLR], nous serions en position de négocier les prix avec les laboratoires et les grossistes », avait-il déclaré au « Parisien ».

Reste que, pour l’heure, « l’enseigne demande l’autorisation de vendre ces médicaments » d’automédication, indique un porte-parole. Même si certaines estiment qu’une telle autorisation n’est pas indispensable. Autrement dit : Leclerc en est encore au stade du lobbying.

Philippe BERTRAND, Les Echos, 05/02/2013

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