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Marché : la France, quatrième pays convoité par les enseignes étrangères

19.06.2011, source : Les Echos.fr

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Une fois le système des baux français intégré, les enseignes étrangères s'installent volontiers dans les grands centres régionaux.


Ils sont une dizaine et se partagent le monde. C'est la cellule de veille du groupe Unibail-Rodamco, qui parcourt les centres commerciaux de la planète à la recherche de nouveaux concepts. Sa fierté tient à la venue, pour la première fois en France et dans ses centres commerciaux en priorité, d'enseignes encore inconnues.


Machines à vendre

Apple et Uniqlo sont déjà dans leurs meubles. Les bijoux danois Pandora et les cosmétiques italiens Kiko s'installent. Tout comme Abercrombie & Fitch et, surtout, sa seconde marque Hollister, qui ouvre à Velizy 2 et Carré Sénart. Le chausseur canadien Aldo et les produits de soin Rituals comme les textiles Forever21 ne devraient pas tarder. « La plupart des nouveautés se trouvent outre-Atlantique, explique Ludovic Flandin, directeur du leasing international du groupe. Nous ne mettons pas le pied à l'étrier à de jeunes premiers ; nous repérons ceux qui, bien implantés chez eux, sont tentés par l'Europe. Ils arrivent d'abord en Angleterre et en Espagne puis en France.  » L'Hexagone serait ainsi le quatrième pays ciblé par les enseignes étrangères derrière le Royaume-Uni, les Emirats arabes unis et les Etats-Unis, d'après une étude du conseil CBRE.


Dès lors qu'elles ont compris comment fonctionnent les baux commerciaux français (au loyer s'ajoute un pas-de-porte à l'entrée dans les lieux), les entreprises étrangères considèrent les centres commerciaux français comme d'efficaces machines à vendre dont le « coût total de logement  » (pas de porte plus loyer plus charges) ne revient pas plus cher qu'ailleurs. Seules les marques de luxe préfèrent les centres-villes, alors qu'elles ne rechignent pas à s'installer dans les « malls  » américains ou à Dubai. « Les enseignes qui arrivent en France disposent déjà de sites en ligne et choisissent de préférence les emplacements numéro un, quitte à ouvrir moins de boutiques  », poursuit Ludovic Flandin. Il constate un retard qui dure et un manque d'imagination patent du côté des enseignes alimentaires et des espaces de restauration (« food courts  »).


Catherine SABBAH, Les Echos, le 16.06.2011

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