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Louvre Hotels cède des hôtels pour investir dans son réseau

08.11.2013, source : Les Echos.fr

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Le groupe hôtellier Louvre Hotels (Campanile, Première Classe, Kyriad, Golden Tulip, etc) vend une quarantaine d’établissements en France. Mais il en conserve la franchise.

Deux ans après une première opération de « sale and lease back » (vente des murs conservés en location longue durée) qui concernait 33 hôtels Campanile en 2011, Louvre Hotels Group poursuit la valorisation de ses actifs. « Dans le cadre d’une gestion dynamique de notre portefeuille, nous avons cédé les murs et fonds de commerce de 40 hôtels en France », annonce aux « Echos » Pierre-Frédéric Roulot, le PDG du groupe né de la fusion, en 2009, du français Louvre Hotels et du néerlandais Golden Tulip. Situés dans des villes moyennes, ces établissements ont été repris par plusieurs investisseurs (un ex-directeur d’hôtel, des professionnels de la distribution, des propriétaires déjà d’un portefeuille hôtelier), qui les exploiteront en franchise sous les diverses enseignes du parc de Louvre Hotels.

« Cette cession va permettre d’alléger notre dette, d’améliorer notre structure financière et notre rentabilité, et d’accélérer à la fois la rénovation de nos propres établissements et notre développement à l’international », indique le dirigeant du groupe, propriété de la société d’investissement américaine Starwood Capital depuis 2005. De fait, depuis l’arrivée de Pierre-Frédéric Roulot à la tête de Louvre Hotels en 2008, le groupe s’est inscrit dans une dynamique forte, avec plus de 50 % d’hôtels en plus. Depuis le rachat de Golden Tulip, le rythme d’ouverture de nouveaux établissements ne cesse d’augmenter. Après 70 cette année, son PDG table sur une centaine en 2014, avec priorité donnée aux grands pays émergents. « Nous ouvrons au rythme d’un hôtel par mois au Brésil, de deux par mois en Inde et de trois par mois en Chine », précise-t-il.

Stratégie d’ « asset bright »

Mais pour convaincre les investisseurs hôteliers d’adopter les enseignes du groupe en franchise, encore faut-il faire la démonstration de la pertinence d’un tel choix. C’est le coeur de la stratégie développée par Pierre-Frédéric Roulot. Là où des groupes, comme Hilton ou Accor, privilégient l’ « asset light » (qui consiste à vendre les murs pour se consacrer à la gestion), quand d’autres parlent d’ « asset right » (à savoir adapter les modes de détention des hôtels en fonction du segment de marché et du pays), le patron de Louvre Hotels privilégie l’ « asset bright ». « 25 % des hôtels sous nos enseignes sont des filiales, et nous voulons conserver un parc important de beaux établissements dans les grandes villes. C’est ce qui fait la force de notre franchise », explique Pierre-Frédéric Roulot.

Avec le soutien de l’actionnaire, il a ainsi pu lancer, en 2012, le programme CAP 50, qui a permis de lever 50 millions d’euros pour la rénovation d’une cinquantaine d’hôtels Campanile et Première Classe d’ici à la fin de cette année.

Antoine BOUDET, Les Echos, 06/11/2013

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