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Les résultats de Kingfisher pointent la fragilité du marché du bricolage

16.09.2012, source : Les Echos.fr

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Le groupe anglais propriétaire de Castorama et de Brico Dépôt a vu son chiffre d’affaires senestriel baisser de 3,3 %.

Faire mieux que le marché ne suffit plus. A l’instar du meuble qui a connu un creux sensible en juillet, le bricolage s’essouffle en France. Et les deux enseignes spécialisées du groupe anglais Kingfisher, Castorama et Brico Dépôt en pâtissent, même si leurs dirigeants accusent d’abord les aléas de la météo.

Pour son premier semestre clos le 28 juillet Kingfisher a publié le 12 septembre un chiffre d’affaires en baisse de 3,3 %, à 5,47 milliards de livres (environ 6,4 milliards d’euros). Au Royaume-Uni et en Irlande, les ventes de l’enseigne B&Q ont poursuivi leur baisse. Au cours des six derniers mois, elles ont chuté de 6 % en comparable, à 2 milliards de livres. En 2011, l’activité anglaise avait déjà fléchi de 1,4 % en comparable.

Si les chiffres restent meilleurs en France, ils suivent la même pente. Le chiffre d’affaires de Castorama et de Brico Dépôt a baissé de 0,6 % en cumulé et en comparable quand en 2011 les deux enseignes affichaient un brillant + 3,4 %.

« Le premier semestre a été difficile avec un été pluvieux sans précédent » qui a « affecté la fréquentation et la demande pour les rénovations d’extérieur, le jardinage et les produits de loisirs qui représentent normalement une part significative de nos ventes », a commenté le directeur général Ian Cheshire, cité dans le communiqué du groupe.


Activité fragile

Mais, d’après les statistiques de la Banque de France, qui ne prennent pas en compte le gros oeuvre pour les professionnels, les ventes sur le marché de l’amélioration de l’habitat ne se sont inscrites en progression que de 1 %, indique le groupe. En 2011, le marché français du bricolage avait progressé de 1,9 %. L’activité reste donc fragile.

Les méventes ont logiquement eu un impact sur le résultat semestriel de Kingfisher qui a vu son bénéfice net reculer de 19,1% à 259 millions de livres (environ 324 millions d’euros). Si les taux de change ont eu un impact négatif de 25 millions de livres (conversion en livres des bénéfices engrangés en euros), le groupe chiffre à 30 millions d’euros le poids de l’été pluvieux.


Philippe BERTRAND, Les Echos, le 13/09/2012

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