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Les foncières poursuivent timidement la montée en gamme des enseignes

21.11.2012, source : Les Echos.fr

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Les foncières avancent timidement sur le sujet de la montée en gamme des enseignes.

Les marques de luxe ne rechignent pas à s’installer dans de belles boîtes, à Rio de Janeiro, Tokyo ou Dubaï. C’est même là, plus que dans les boutiques des centres-villes, que leurs clients se sentent en sécurité, ou suffisamment anonymes pour faire leurs achats. Peu croient au succès de tels concepts en France, où le centre commercial, à l’inverse du grand magasin, ne rime pas avec le haut de gamme. « Première raison : les marques de luxe, françaises pour beaucoup, ont leur écrin avenue Montaigne ou Rive gauche. La seconde tient à la réputation du centre commercial français toujours associé aux prix bas », explique Jean-Michel Sylberstein, le délégué général du Centre national des centres commerciaux. Plusieurs projets sont toutefois sur les rails, qui tablent sur le tourisme : Europa City développé à l’horizon 2020 par le groupe Auchan près de Roissy compte attirer les touristes venus d’Asie pour parcourir l’Europe et leur proposer rien moins qu’une alternative à l’avenue Montaigne.

Toujours de la nouveauté

L’idée fonctionne déjà à Marne-la-Vallée, mais dans sa version soldée, bientôt reprise sur 24.000 m2 au centre One Nation Paris dans les Yvelines. Le Carrousel du Louvre à Paris pourrait remplir cette fonction, attendue à la Samaritaine rénovée par le groupe LVMH. A Beaugrenelle, dans le 15 e arrondissement, les frères Costes vont ouvrir un restaurant. Les spas sont une autre piste, sans concurrence possible sur le Web. La voie est tout de même risquée : Altarea, le propriétaire de Cap 3000 à Nice avait pensé à un mall « luxe » dans son projet de rénovation, avant d’en abandonner l’idée. La montée en gamme de Parly 2 fut également une réussite mitigée. « je crois à une différenciation par le renouvellement plus que par le luxe », pense Gilles Boissonnet d’Altarea Cogedim. Même le client le plus blasé est sensible au changement régulier, ce qui pousse les foncières à faire tourner de 5 % à 10 % des enseignes chaque année.

Catherine SABBAH., Les Echos, 15/11/2012

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