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Les Benetton envisagent de céder les « duty free » d'Autogrill

06.02.2013, source : Les Echos.fr

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Le groupe Autogrill, contrôlé par la famille Benetton, envisage de séparer la restauration et le pôle « duty free » et ventes de détail aux voyageurs.

L’année 2013 pourrait être charnière pour Autogrill : le groupe italien de restauration et de services aux voyageurs, contrôlé par la famille Benetton via son holding Edizione (59,3 % du capital), a en effet annoncé vendredi dernier qu’il envisage une scission.

Dans un communiqué de quatre lignes, Autogrill a indiqué avoir « commencé à étudier la faisabilité d’une possible réorganisation » visant à séparer ses deux secteurs d’activité, la restauration commerciale d’une part (69 % de son chiffre d’affaires en 2011, soit 4 milliards d’euros) et le « duty free » et les ventes de détail aux voyageurs d’autre part (31 % de l’activité). Une telle opération pourrait se traduire par « une séparation partielle et proportionnelle » du second pôle, a ajouté la firme milanaise.

Titre en hausse à Milan

La nouvelle, divulguée avant l’ouverture de la Bourse de Milan, a « dopé » son cours dès les premiers échanges, la valeur terminant la séance sur un gain de 4,59 %, à 9,45 euros. La hausse du titre a été notamment alimentée par l’anticipation d’opérations de croissance externe dans la restauration commerciale, métier historique d’Autogrill avec les concessions sur autoroute. Par ailleurs, d’aucuns ont estimé que le contexte prête aux fusions-acquisitions du fait entre autres d’une faible activité en Italie et du renchérissement des coûts matières aux Etats-Unis. « C’est une opération boursière pour stimuler le cours », estime, de son côté, un expert français du secteur, interrogé par « Les Echos ». L’action Autogrill, qui a repris des couleurs depuis un an (+ 13 % ), a, il est vrai, dépassé, début 2013, son niveau du 12 septembre 2008, soit juste avant la faillite de Lehman Brothers.

L’annonce d’une possible scission de l’italien intervient alors que son concurrent français Elior planche sur l’éventuelle séparation entre ses deux branches - restauration collective et services associés, et restauration et services en concession - pour faire sortir ses actionnaires financiers.

Christophe PALIERSE, Les Echos, 04/02/2013

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