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Le mauvais temps fait fondre les ventes de glaces

06.08.2011, source : Les Echos.fr

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Avec le froid et la pluie, les ventes de glaces en France ont chuté en juillet, un mois crucial. De quoi effacer la croissance du premier semestre. Unilever s'en sort grâce aux hausses de prix.

Une fois n'est pas coutume, c'est avec l'arrivée des vacances d'été que les marchands de glaces ont vu fondre la croissance de leurs ventes. Fin juin, le secteur affichait une progression de 20 % en volume, porté par un premier semestre particulièrement chaud. Puis le froid et la pluie ont fait reculer les ventes de 16,5 % en juillet par rapport à juillet 2010, selon l'estimation de Climpact, une société spécialisée qui étudie l'impact de la météo sur l'activité économique. Les chiffres officiels seront donnés mi-août par le syndicat des glaces (SFIG).
L'été est crucial pour cette industrie saisonnière, fortement dépendante de la température et de l'ensoleillement. « En moyenne, la période mi-juin/mi-juillet équivaut aux quatre premiers mois de l'année », indique Valérie Osmont, chef de groupe dessert chez Unilever France. Mais cette année, la température moyenne était inférieure de 1,3 degré aux normales saisonnières et il a plu davantage, plus d'une fois et demie la moyenne de référence.
Pour Unilever, leader du marché français avec des marques comme Magnum, Carte d'Or, Cornetto et Ben and Jerry's, cette mauvaise passe a totalement effacé la croissance enregistrée depuis le début de l'année. Ses ventes en grande surface, qui étaient en hausse de 11,9 % en volume à mi-juin, affichent désormais au total un léger recul (- 0,8 % ). En valeur, cependant, l'activité progresse encore de 5,1 % (contre 17,9 % un mois plus tôt) grâce aux hausses de prix et à l'essor des glaces haut de gamme.


Ajuster la production 

Face à cette situation, les industriels doivent ajuster leur production. « Nos usines sont très réactives », se félicite Valérie Osmont, qui explique que le système de production s'adapte à la demande, qu'elle soit plus forte ou plus faible que prévu. Il faut dire que cette situation n'est pas exceptionnelle. Ces dernières années, « nous avons eu alternativement un mois de juillet ou un mois d'août mauvais », regrette Christian Millet, secrétaire général du SFIG.

L'an dernier, c'est en août que la météo s'était révélée défavorable. « Si la météo est normale ce mois-ci, nous ferons mieux que l'an dernier », prédit Valérie Osmont, qui estime que, malgré le mois de juillet, « le millésime 2011 devrait être positif ». Christian Millet lui réserve son diagnostic : « On ne peut pas juger une saison avant le 30 août. »

T. B., Les Echos le 05/08/2011

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