Les secteurs

Le marché français de la beauté a résisté dans les parfumeries

17.02.2010, source : Les Echos.fr

imprimer

Selon NPD, le marché de la beauté a reculé de 1,4 % en valeur en 2009 dans le circuit des parfumeries. Les parfums ont bien tiré leur épingle du jeu.

Le marché de la beauté dans les parfumeries sélectives, comme Marionnaud et Sephora, a plutôt bien résisté l'an dernier en France. Les ventes de parfums, maquillage et crèmes de soins ont atteint 2,77 milliards d'euros, selon les premières données de NPD, soit un simple recul de 1,4 %, alors que dans le contexte de la crise, les professionnels redoutaient le pire. Ce mouvement de recul s'était déjà amorcé en 2008 dans les parfumeries, qui pèsent environ 50 % du total de la beauté, à côté d'autres circuits de distribution souvent moins coûteux comme les pharmacies, les parapharmacies, la grande distribution et la vente directe (Yves Rocher, L'Occitane...). En volume, en revanche, le recul a été plus fort, avec une baisse de 3,9 % du nombre d'unités vendues.

Les parfums, pilier du marché, qui représentent 66 % des ventes en valeur, ont terminé l'année quasi stables, avec une baisse de 0,7 %. « Les enseignes ont senti un retour de la clientèle dans leurs points de vente à des moments clefs comme la Fête des mères, la Fête des pères et Noël », relève Muriel Danigo, la directrice de clientèle Beauté Europe de NPD. Or les fêtes de fin d'année concentrent un tiers des ventes annuelles de parfums.
Petits flaconnages

L' année a été riche en nouveautés, comme Parisienne de Yves Saint Laurent ou Ricci Ricci de Nina Ricci. Dans un contexte chahuté, les grands classiques ont fait figure de valeurs sûres, comme Le Mâle de Jean-Paul Gaultier ou Eau Sauvage de Dior, et pour les femmes, le Chanel N°5, Angel de Mugler ou J'adore de Dior.

Autre phénomène, de nombreuses marques sont arrivées sur le marché en proposant d'emblée de petits flaconnages de 30 millilitres. « C'est un format découverte. Il permet de recruter une nouvelle clientèle, qui va plus facilement tester ces nouveaux jus », reprend Muriel Danigo. Le prix est ainsi ramené autour de 40 euros, contre 60 à 95 euros pour 50 millilitres.

Les ventes de maquillage ont, dans le même temps, reculé de 1,2 %. Le secteur des soins a, lui, souffert davantage, avec une baisse de 4 % en valeur. Reste à savoir si les consommatrices ont reporté leurs achats vers d'autres circuits comme les pharmacies, ou si elles ont simplement réduit leur consommation de crèmes et autres mascaras.

D. CH., Les Echos, 16/02/2010

Dernières actualités